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SUMMARY:Jusqu’au 1er novembre à Lémeré. Découvrez l’Histoire de l’Art autrement avec l’exposition Métamorphoses au Rivau
DESCRIPTION:Mettre l’Histoire de l’Art au présent est le credo de Patricia Laigneau, commissaire de l’exposition. Visible jusqu’au 1er novembre 2026, Métamorphoses au Rivau invite les visiteurs à une traversée de l’Histoire de l’Art du passé grâce au regard créatif et espiègle des artistes de notre temps ! À partir de détournements et recyclages d’œuvres clés de l’Histoire de l’Art de la Renaissance, les secrets des grands peintres du XVIe siècle et des merveilles des cabinets de curiosités se découvrent sous un angle inédit, entre humour et émerveillement.\nLa salle des portraits\nVolker Hermes, François, série Hidden Portraits – Portraits Cachés, 2025 ©Léonard de Serres – CMN\nDans la salle des portraits, les représentations des anciens seigneurs du Rivau du XVe siècle peint par Hyacinthe Rigaud (le portraitiste du Roi) dialoguent avec les portraits de notre époque à travers différents médiums :\n– La photographie, par Valérie Belin, en revisitant la tradition du portrait de famille.\n– La tapisserie, avec Volker Hermes. L’artiste allemand détourne l’emblématique portrait du roi Francois Ier par François Clouet (le seigneur du Rivau était son Grand Ecuyer à la Renaissance) pour insuffler un esprit iconoclaste dans une oeuvre textile.\n– L’artiste autrichien Arnulf Rainer, lui, a dialogué avec l’un de ses maîtres, Rembrandt, en recouvrant son portrait de peinture dans un geste à la fois admiratif et intense.\n– Le miroir, avec l’œuvre de Jean-Baptiste Caron : le visiteur, en effleurant de son souffle un miroir, verra apparaître une phrase-rêve avant de la voir disparaître aussitôt.\n– Le portrait sculpture de Didier Trénet à la manière d’un masque africain mais suprême ironie est formé de béton et de livre.\nLe cabinet de travail du seigneur du Rivau\nLe cabinet de curiosités avec les œuvres de Gisèle Garric, Lélia Demoisy, Céline Cléron, Bertrand Gadenne, Audrey Pruvot, Magali Lambert, Jan Fabre, Pauline Bazignan.\nLe cabinet de curiosités, ou studiolo, était le lieu où le seigneur des lieux conservait des objets précieux rapportés des lointains voyages et des curiosités destinés à stimuler l’imaginaire. De nos jours, un des plaisirs de l’art contemporain est de décrypter le sens de l’oeuvre et de prolonger ainsi l’esprit de curiosités. Au Rivau, nous perpétuons cette attitude en intégrant des oeuvres d’art de notre époque, dans le registre de la curiosité et quelquefois de l’inattendu. Le daim de plumes d’Audrey Pruvot vient rappeler la place des chimères à la Renaissance ainsi que l’Ours noir d’Angélique de Chabot et le Gardien de Luke James. Dans la niche, Viviovo, l’œuf d’autruche de Lélia Demoisy, remémore le prestige et le pouvoir symbolique des œufs d’autruches dans l’imaginaire médiéval. Ils s’entretiennent avec la vidéo Le Hibou de Bertrand Gadenne. Tandis que le Masque singulier de Céline Cléron remémore la vanité des biens terrestres. Le Salvator Mundi (Sauveur du Monde) créé par l’artiste belge Jan Fabre, une sphère surmontée d’une épine dorsale proche des globus cruciger de la tradition chrétienne, est aussi dans cette veine. Conversant avec la Tempête de Pauline Bazignan inspiré du chef-d’oeuvre de Giorgone, l’un des tableaux les plus énigmatiques de l’Histoire de l’Art, le Grand buste de Gisèle Garric fait vivre la mémoire de Bernard Palissy qui avait intégré le goût des grottes importé d’Italie dans ses céramiques.\nLa salle du Grand Logis\nCette salle est consacrée à la figure animale et reflète la passion pour le monde animal des princes d’autrefois dans l’esprit des cabinets de curiosités de la Renaissance. À la manière d’une mise en abyme avec les collections patrimoniales d’art cynégétique des parents des actuels propriétaires, de très nombreuses pièces de la collection du Rivau, Armelle Blary, Sara Battaglia, Nicolas Darrot, Alexis & John Gailla, Jeff Koons, Theo Mercier, Art Orienté objet, Julien Salaud, Marnie Weber, et SUN Xue questionnent l’art du trophée. En réponse, les oeuvres murales de Karen Knorr et de Marie Cécile Thijs citent le bestiaire médiéval. François Chaillou nous parle de disparition des espèces. Julien Salaud a installé un dragon, star des chimères aux côtes de la licorne de Margaux Laurens Neel. Magali Lambert bouscule la hiérarchie entre proies et prédateurs. Avec son dragon, Zoe La Douce envoie des messages, que les visiteurs sont appelés à deviner.\nLa salle du Festin\nCorine Borgnet, Le dernier souper d’Arcimboldo, 2026 ©Corine Borgnet\nDans la salle du Festin, les grandes céramiques du duo Lamarche-Ovize, nourries de leur imaginaire médiéval, conversent avec les pièces pallipsistes de Jean-Charles Avisseau du XIXe siècle. Au mur, les oeuvres de Gilles Barbier, Fabien Verschaere, sur le thème de la Nature Morte, dialoguent avec le Dernier souper de Sabine Pigalle, tandis que la pièce de Laurent Grasso se mesure avec un Saint Martin du XVIe siècle par un artiste flamand (Saint Martin a eu la révélation chrétienne à quelques lieux du Rivau) et le portrait de Corine Borgnet confronte son dernier souper d’Arcimboldo avec une fameuse peinture caricaturale de Nature Morte du XVIe siècle.\nLa salle des Dames\nC’est une salle dédiée aux dames, aux héroïnes du château, d’hier et d’aujourd’hui, du Rivau et d’ailleurs. À celles qui venaient, en hiver, s’asseoir sur les coussièges, non loin de la majestueuse cheminée gothique, pour broder, tisser, causer. Ici, la peinture d’histoire est revisitée à travers la figure féminine de l’Histoire de l’Art. A l’entrée, une Vierge à l’Enfant dans un grand médaillon en céramique signé de Giovanni Della Robbia, un artiste majeur de la Renaissance florentine, dialogue avec le Tondo sur le manteau de la cheminée de Sheila Hicks. Les portraits de grandes dames, archétypes de l’Histoire de l’Art de l’Italie à la Renaissance, sont évoqués par Pierre Ardouvin, Gilles Barbier, Julien des Monstiers, ORLAN, Sabine Pigalle, et illustrent un musée idéal dédié aux grandes figures féminines de l’Histoire de l’Art. De leur côté, Agnès Thurnauer et Ashley Zelenskie interrogent le Siècle d’Or Hollandais. La Dame aux mouchoirs de Céline Cléron revisite les iconiques Della Robbia, en ajoutant une touche d’humour, chère à l’artiste, grâce à ses mouchoirs en forme de tissu à jeter. Les fantômes font aussi partie de la peinture d’histoire, nous dit Gilles Barbier avec Hawaian ghost car la peinture peut être un fantasme. Malgré ses morts annoncées, physiques ou cérébrales, elle finit toujours par revenir, tel un fantôme. Les objets d’art aussi ont été contemporanéisés, ainsi l’art du verre. La grande table centrale est dressée avec les verreries de Richard Fauguet et font écho à La promesse de Kim Kotatamalune, subtile sculpture opaline et aérienne qui la surplombe. L’or avec la couronne surdimensionnée de Vincent Olinet tandis que Medicine jar de Jeanne Susplugas réinterprète les pots à pharmacie des grandes demeures de la Renaissance.\nPierre et Gilles, Jeanne la Rebelle, 2019 ©Collection Château du Rivau\nLes salles hommage à Jeanne d’Arc\nDans les salles dédiées à Jeanne d’Arc (elle est venue chercher des chevaux au Rivau en 1429), les œuvres dédiées à la sainte explorent les facettes de la représentation de l’héroïne. Les images et les sculptures du XIXe siècle exposées dans les trois salles incarnent la sauveuse de la France. Le Rivau souhaite montrer les évolutions des regards et des mentalités à travers ses expositions consacrées à l’Histoire réinterprétée par le regard de notre époque. Ainsi Pierre et Gilles revendiquent le côté icône de Jeanne, Mathieu Duffois interroge ses zones d’ombre grâce à son matériau de prédilection la pierre noire. Léo Dorfner raconte une histoire différente à l’aide des marques dont il a tatoué l’image de la pucelle. Charles Freger, lui, souligne son héritage dans la culture populaire et que l’artiste espagnol Eugenio Merino lui prête un tempérament explosif.\nDans les Ecuries Renaissances, l’installation immersive « Art in Space »\nInédit : La vidéo montre la danseuse Jeanne Morel en pleine performance dans des lieux extrêmes, comme en apesanteur. Ses émotions sont captées en temps réel grâce à des capteurs placés sur son corps. L’artiste Paul Marlier transforme ensuite ces données en tableaux numériques mouvants, rendant ses sensations visibles à l’écran.\nInfos pratiques : Ouverture du 1er avril au 1er novembre 2026. Avril et octobre : 10h-18h. De mai à septembre : 10h-19h. Dernière admission 45 minutes avant la fermeture. Exposition incluse dans le billet d’entrée pour le château et ses jardins. Depuis 2022, le Château du Rivau fait partie de la Route Contemporaine qui met en lumière la création artistique au coeur du territoire historique de la Loire. Le public bénéficie de tarifs préférentiels sur présentation d’un billet plein tarif acheté dans un lieu partenaire — l’Abbaye Royale de Fontevraud, le Château d’Oiron et le CCC OD de Tours.\n \n
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