Journées du Livre et du Vin. Mathilde Desaché revisite le roman épistolaire avec « Le Sigisbée »

Suite aux Journées du Livre et du Vin qui ont tenu leur 30e édition le week-end dernier, retrouvez plusieurs portraits et rencontres avec des auteurs présents à ce salon. Ici, Mathilde Desaché et son roman « Le Sigisbée ».

Les Journées du Livre et du Vin offrent chaque année le plaisir de découvrir de nouveaux talents et des premiers romans ciselés comme une orfèvrerie précieuse. Telle est la promesse du « Sigisbée » de Mathilde Desachée, un roman qui trouve son origine dans la Venise du XVIIIe siècle où les femmes comptaient deux hommes dans leur mariage, le second ayant plutôt un rôle de chevalier servant et de confident choisi par l’époux légitime. L’écrivaine ajoute: « Je suis tombée sur ce mot dans la Chartreuse de Parme de Stendhal ». Un univers s’offre alors et le roman naît évoquant l’écrivain et son grand amour. Si le célèbre romancier est bien présent dans ce récit épistolaire, il n’épousera toutefois pas l’élue de son cœur et il faudra à Mathilde Desaché plus de trois années pour faire revivre cette incroyable histoire, s’imprégner des correspondances, les traduire. Le timbre d’un ton ou d’une voix, tout y est pour évoquer la destinée de Stendhal et de son héroïne la belle Caterina Querini qui le charge d’une mission délicate. Celui-ci conclura « je ne veux désormais collectionner que les moments de bonheur ». La lecture du Sigisbée en est un à ne pas manquer.

Résumé

Sigisbée : chevalier servant d’une dame, choisi par son mari, qui s’engage à l’assister et à l’accompagner en toutes circonstances, palliant ainsi les absences, ou parfois l’indifférence, de celui-ci. La pratique est courante dans l’Italie du XVIIIe siècle.

Venise n’est que splendeurs et fêtes pour la belle Caterina Querini. Peut-être parce qu’elle est doublement amoureuse : de son époux et du jeune Français que celui-ci lui a choisi pour sigisbée. De ce trio amoureux est née une fille, Giulia. Le jour où la fillette est enlevée par l’un de ses deux pères, Caterina voit son monde s’effondrer.

Quinze ans plus tard, Caterina, recluse dans un couvent, écrit à son ami Henri Beyle – jeune écrivain qui ne signe pas encore Stendhal – pour le charger de retrouver Giulia.

En inventant une ascendance romanesque à Giulia, le dernier amour de Stendhal, Mathilde Desaché dépoussière avec beaucoup d’esprit le roman épistolaire.

Infos pratiques : « Le Sigisbée » de Mathilde Desaché aux éditions Finitude.

Cécile Bodeven

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