Cette députée saumuroise s’est mobilisée pour faire évoluer la Loi de Programmation Militaire

Laetitia Saint-Paul, députée de Saumur-sud, a porté devant l'Hémicyle un projet de loi visant à réactualiser le budget et les ambitions de la Défense française, dans un contexte géopolitique de plus en plus perturbé.
Laetitia Saint-Paul

« Les conflits avaient tendance à se succéder, désormais ils se superposent. Il n’y avait jusqu’alors pas eu autant de personnes en guerre depuis la Seconde Guerre mondiale », souligne la députée saumuroise Laetitia Saint-Paul. Promulguée le 1er août 2023, la loi n° 2023-703, dont la députée a été rapporteure au nom de la Commission des Affaires étrangères, fixe les objectifs de la politique de défense française et la programmation financière associée pour la période 2024-2030. « Elle est née du constat que l’agression russe contre l’Ukraine en février 2022 a profondément modifié la donne géostratégique mondiale, rendant obsolète la LPM précédente (2019-2025) et imposant une refonte de l’outil militaire français », précise-t-elle. Selon Laetitia Saint-Paul, « la poursuite de l’effort de modernisation et de renforcement de notre outil de défense, tel qu’il a été défini par la LPM 2024-2030, est indispensable. Nous sommes seulement au milieu du gué de la réparation et de la modernisation de l’outil de défense. Les armées n’ont pas encore complètement digéré deux décennies de déflations capacitaires et humaines. »

Un budget revu à la hausse avec de nouvelles ambitions

Le projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense prévoit un effort budgétaire massif pour accélérer le réarmement. Il rehausse en effet de 36 milliards d’euros la trajectoire financière de la LPM 2024-2030 sur la période 2026-2030, portant le total des crédits de la mission Défense à 436 milliards d’euros et visant un effort de défense de 2,5 % du PIB en 2030. Le budget des armées, qui passe de 57,1 Md€ en 2026 à 76,3 Md€ en 2030, aura ainsi doublé entre 2017 et 2027. « Le rapport annexé articule l’ambition autour de quatre axes majeurs. Il s’agit d’abord de consolider la souveraineté nationale, notamment par la modernisation de la dissuasion nucléaire dans une logique de stricte suffisance, et d’améliorer la protection des territoires, y compris ultramarins. Ensuite, la loi entend préparer les armées à des engagements de haute intensité, en tirant les leçons du conflit ukrainien : reconstitution de stocks, montée en puissance de l’artillerie, développement des drones et des munitions téléopérées. Le troisième axe porte sur la maîtrise des nouveaux espaces de conflictualité — cyber, spatial, fonds marins, champ informationnel — ainsi que sur la lutte contre les stratégies hybrides. Enfin, la loi réaffirme la vocation de la France à être une puissance d’influence et une nation-cadre au sein de l’OTAN et de l’Union européenne, en diversifiant ses partenariats stratégiques et en réformant en profondeur sa présence militaire en Afrique » », conclut Laetitia Saint-Paul.

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