Maine-et-Loire. Un nombre croissant d’accidents impliquant des trottinettes électriques : Quelles sont les règles à respecter ?

Face à une augmentation du nombre d'accidents impliquant des engins de déplacement motorisés dont les fameuses trottinettes électriques, la police de Maine-et-Loire rappelle les règles et les bons usages à respecter pour rouler en sécurité.

La police nationale de Maine-et-Loire alerte les habitants et usagers de la route du territoire quant à l’augmentation du nombre d’accidents impliquant des trottinettes électriques et autres engins motorisés de ce type. « En 2025, on compte 81 accidents impliquant des utilisateurs d’engins de déplacement motorisés (EDPm) sur les secteurs d’Angers, Cholet et Saumur. Un nombre qui est en hausse par rapport aux années précédentes », souligne la police. Elle rappelle également que « les EDPm (dont les trottinettes électriques), comme les autres usagers, doivent appliquer les règles du code de la route qui garantissent leur sécurité et celle des autres. Pensez également à l’assurer ! »

Ce que dit la loi

En effet, trottinettes électriques, monoroues, gyropodes, hoverboards, ces nouveaux engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), comme les autres usagers, doivent appliquer les règles du code de la route qui garantissent leur sécurité et celle des autres. « Depuis le 25 octobre 2019, le code de la route reconnait les EDPM comme une nouvelle catégorie de véhicules et en définit le statut. Il fixe notamment leurs caractéristiques techniques, les règles de circulation et de stationnement et précise les sanctions en cas de non-respect de ces règles », précise la Sécurité Routière. Dans le détail : « Comme pour les vélos, il est interdit de conduire sous l’influence de l’alcool ou après usage de stupéfiants ; La conduite d’un EDPM est interdite à toute personne de moins de 14 ans ; Il est interdit d’être à plusieurs sur l’engin : l’usage est exclusivement personnel ;     Il est interdit de porter à l’oreille des écouteurs ou tout appareil susceptible d’émettre du son, ou d’utiliser le téléphone tenu en main ; L’assurance de l’EDPM est obligatoire parce qu’il est considéré comme un véhicule terrestre à moteur par le code des assurances, y compris dans le cas d’un service de location d’EDPM en libre service (free-floating). C’est toujours le propriétaire de l’EDPM qui doit souscrire l’assurance obligatoire ; Il est interdit de circuler sur le trottoir. Sinon l’EDPM doit être tenu à la main ; En agglomération, il est obligatoire de circuler sur les pistes et bandes cyclables lorsqu’il y en a. À défaut, les EDPM peuvent circuler sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 50 km/h ; Hors agglomération, leur circulation n’est autorisée que sur les voies vertes et les pistes cyclables ; Garer son EDPM aux emplacements réservés à cet effet et à défaut, sur les trottoirs, dans la mesure où il ne gêne pas la circulation des piétons et autres usagers. » A noter que sous certaines conditions, l’autorité investie du pouvoir de police pourra accorder des dérogations aux règles générales de circulation en : « autorisant la circulation des EDPM sur les trottoirs à condition de respecter l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne pour les piétons ; autorisant la circulation des EDPM sur certaines routes hors agglomération où la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 80 km/ h. Dans ce cas, il est obligatoire de porter un casque, des accessoires réfléchissants et de rouler les feux allumés. »

Des équipements obligatoires

En trottinette électrique il existe également des équipements obligatoires. La Sécurité Routière précise qu’en agglomération ou sur les voies vertes et les pistes cyclables, le port du casque n’est pas obligatoire mais est « fortement recommandé ». Par ailleurs, « de nuit, ou de jour par visibilité insuffisante, y compris en agglomération, l’arrêté du 24 juin 2020 précise que les utilisateurs doivent porter un vêtement ou équipement rétroréfléchissant (par exemple, un gilet, un brassard, etc.). »    Pour pouvoir circuler sur la voie publique, les engins ne doivent pas pouvoir rouler à plus de 25 km/h.    Par ailleurs, les EDPM doivent être équipés : « de feux de position avant et arrière (arrêté du 24 juin 2020) ; de dispositifs rétroréfléchissants (catadioptres) ; d’un système de freinage (arrêté du 21 juillet 2020) et d’un avertisseur sonore (arrêté du 22 juillet 2020). »

Quelles sanctions ?

Vous encourez une amende de 135 euros (4e classe) : « si vous ne respectez pas les règles de circulation ou si vous transportez un passager ;  Si vous circulez sur une voie interdite (voies express et autoroutes, ainsi que la circulation sur la chaussée alors qu’il existe une piste cyclable) ; Si vous circulez sur un trottoir sans y être autorisé ou si vous débridez l’engin ». Par ailleurs, si vous roulez avec un engin dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 25 km/h l’amende est plus salée encore : 1 500 euros d’amende (5e classe). Enfin, une amende de 2e classe (35 euros) est prévue dans deux cas : « La nuit ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, si vous ne portez pas un gilet ou un équipement rétro-réfléchissant ; Si vous poussez ou tractez une charge avec votre EDPM ou si vous vous faites remorquer. »

 

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