« A fleur d’écorces » est le fruit de ce cheminement entre l’arbre et l’Homme, entre l’écorce et la peau. Des similitudes ou des différences ? L’artiste interroge l’infiniment petit pour extraire une évidence : tout est presque semblable. « Nous pensons qu’entre l’humain et l’arbre, il existe une frontière presque évidente. Pourtant à y regarder de plus près, cette limite se trouble, se fissure, s’effrite comme une écorce ancienne », commente-t-elle. Ce seront une vingtaine d’œuvres créées pour sublimer le vivant qui sont ainsi exposées du 4 au 16 août. Des toiles qui invitent également à la réflexion sur le sort qui est fait à cette nature nourricière victime des incendies conséquence souvent du mépris des hommes. « Cette exposition est née d’une idée parisienne pour boutique de luxe, celle de confronter le vêtement et l’écorce ». Le plâtre, le ciment, la terre et les ceps de vigne sont les éléments qui ont guidé les mains de Mathilde pour faire émerger une collection foisonnante et inspirante. Diplômée des métiers d’Art de Paris, l’artiste a posé ses valises en Anjou où elle puise son inspiration. Tout est source de réflexion : « l’Humanité reste proche de la nature jusqu’à son épiderme ».

Sa précédente performance à la collégiale du Puy-Notre-Dame en septembre a suscité l’engouement du public autour du thème « des oubliés de l’Histoire ». Elle en a puisé un très joli ouvrage qui permet à chacun de revivre cet événement : « L’architecture des oubliés » raconte en textes et en photographies cette aventure. Le vernissage de ce nouvel opus se déroulera le 6 août à 18h30, chacun y est convié pour partager ses réflexions sur ce thème ô combien d’actualité.

Cécile Bodeven
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