50 ans de la loi de protection de la nature : le conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire toujours engagé pour la biodiversité

Ce mercredi 10 juillet, la loi de 1976 relative à la protection de la nature fêtera ses 50 ans. L’occasion de se remémorer les fondamentaux de cette loi et le lien avec les actions du Conservatoire d’espaces naturels qui œuvre au quotidien pour la protection des espaces naturels des Pays de la Loire et de la biodiversité qui y est associée.
Tulipes sauvages.

Le 10 juillet 1976, la France adoptait la Loi relative à la protection de la nature. Pour la première fois, le concept de préservation des espèces sauvages et des espaces naturels est posé sur l’ensemble du territoire national. La nature est identifiée d’intérêt général et un cadre juridique complet est introduit pour la sauvegarde de ce que l’on n’appelle pas encore alors “la biodiversité”. De nombreuses espèces animales et végétales ainsi que leurs habitats bénéficient désormais d’une protection juridique reconnue. À l’occasion de ce 50ème anniversaire, le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire tient à rappeler l’importance de cette législation qui constitue aujourd’hui encore un pilier essentiel de la préservation du vivant et met en lumière les actions concrètes menées chaque jour sur le territoire régional pour protéger la biodiversité et les espaces naturels. Le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire est une association de type loi 1901 à but non lucratif. Agréé par l’État et la Région des Pays de la Loire, il a pour vocation de rayonner sur l’ensemble des Pays de la Loire en s’appuyant sur ses trois implantations de Nantes, Angers et Le Mans. Fondée sur la maîtrise foncière et d’usage, l’action du Conservatoire contribue à la préservation du patrimoine naturel et paysager en passant par la connaissance, la protection, la gestion et la valorisation des espaces naturels et de la biodiversité associée. Le Conservatoire d’espaces naturels assure la gestion de 65 sites naturels couvrant plus de 5 000 hectares en Pays de la Loire.

Des milieux préservés pour protéger la biodiversité

Depuis 11 ans, le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire agit en faveur de la connaissance, de la préservation et de la restauration des milieux naturels accueillant une biodiversité remarquable. Qu’il s’agisse de landes, de tourbières, de prairies humides, de dunes ou encore de coteaux, ces espaces abritent de nombreuses espèces protégées par la loi de 1976 dont la survie dépend directement de la qualité de leurs habitats. Grâce à une gestion écologique adaptée, à l’acquisition ou à la maîtrise foncière de sites naturels, au suivi scientifique des populations et à un travail étroit avec les propriétaires, les agriculteurs, les collectivités et les associations, le Conservatoire contribue à maintenir ou restaurer des conditions favorables à des espèces emblématiques ou discrètes, toutes essentielles au bon fonctionnement des écosystèmes.

Près de 6 000 espèces observées et protégées en Pays de la Loire

Le vivant et les espèces protégées au cœur des actions du Conservatoire ! Qu’il s’agisse de faune ou de flore, toutes sont préservées et ce sans distinction. En lien avec son action foncière, l’équipe du Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire est engagée au quotidien dans la préservation de nombreuses espèces patrimoniales sur la région. Zoom sur les plus emblématiques…

La tulipe sauvage : Inféodée aux vignes et coteaux calcaires, la Tulipe sauvage (Tulipa sylvestris) est une plante d’intérêt patrimonial protégée en France et devenue rare en raison de l’intensification des pratiques agricoles et de l’usage des pesticides. Après la découverte en 2013, de la plus importante population de Tulipe sauvage à l’échelle du Grand Ouest de la France sur le site des Mortiers, à Saint-Aubin-de-Luigné (49), le Conservatoire s’est rendu propriétaires en 2016, de 2,6 hectares du site afin de protéger durablement plus d’un tiers du site. Ce sont ainsi plusieurs dizaines de milliers de pieds de Tulipe sauvage qui sont désormais protégés par le Conservatoire d’espaces naturels. Depuis 2016, le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire suit cette vaste population de Tulipe sauvage par le biais d’un comptage participatif mené tous les ans sur le site. Ce dernier est organisé afin de mesurer l’évolution de la population de Tulipe sauvage et de s’assurer que les méthodes de gestion mises en place sont bien favorables à son développement.

Les chauves-souris : Mammifères nocturnes, les chauves-souris (chiroptères) sont toutes protégées en France mais beaucoup d’entre elles sont encore menacées. En effet, les dérangements et la disparition des gîtes de mise-bas ou d’hibernation où elles se rassemblent en nombre ; la dégradation des milieux naturels où elles s’alimentent ; la diminution des populations d‘insectes dont elles se nourrissent ; et enfin la mortalité par le Chat domestique, constituent les principales menaces pour la conservation de leurs populations. En France, pas moins de 34 espèces de Chiroptères sont recensées et 23 d’entre elles sont susceptibles d’être observées en Pays de la Loire. Le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire agit donc au quotidien pour la préservation de ces espèces et de leurs habitats. Ainsi, il acquiert chaque année, de nouveaux gites ou cavités permettant la préservation de ces espèces en danger. Au total, le Conservatoire d’espaces naturels protège une part significative des sites d’hivernage des chauves-souris des Pays de la Loire (principalement des cavités souterraines en Sarthe et en Maine-et-Loire) ainsi que des sites importants pour la reproduction.

Le sonneur à ventre jaune : Petit amphibien devenu extrêmement rare en région Pays de la Loire, le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata) est reconnaissable à son ventre jaune marbré de noir qu’il dévoile pour intimider ses prédateurs. Protégé au niveau national et classé Vulnérable sur la liste rouge des amphibiens de France, il dépend des mares temporaires, ornières et petites zones humides, aujourd’hui en fort déclin. Malgré des conditions climatiques de plus en plus défavorables, le Sonneur à ventre jaune, espèce protégée, subsiste aujourd’hui dans l’Ouest, notamment sur la commune de Vernie, au nord de la Sarthe (72), identifiée comme l’une des dernières stations connues de la Région. Le Conservatoire d’espèces naturels assure la gestion de quelques-unes des dernières mares de la région. Dans le cadre du Plan national d’actions (PNA) Sonneur à ventre jaune, le Conservatoire contribue chaque année au maintien de l’habitat aquatique pionnier nécessaire au Sonneur à ventre jaune, au travers de diverses actions de gestion. Il participe également à des actions de suivi des effectifs des populations dans le cadre notamment, d’opérations de capture-marquage-recapture (CMR).

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