Le projet V.I.P. (Veille, Inventaire et Protection des vipères) s’intéresse aux vipères présentes dans le Maine-et-Loire (la Vipère péliade et la Vipère aspic), et entend dresser un état des lieux des populations de ces reptiles dans différents contextes paysagers (bocage, landes et forêts, zones agricoles, friches périurbaines…). Un suivi à long terme des populations est envisagé en s’appuyant sur la participation d’un réseau d’observateurs répartis sur l’ensemble du département, afin d’obtenir une vision détaillée de l’évolution des populations de vipères au sein d’une variété de paysages ruraux. Ce programme va permettre de former et de sensibiliser de nombreux acteurs du territoire à la prise en compte de ces espèces, encore largement victimes de préjugés et persécutées. Les objectifs du projet sont déclinés en 4 grands points :
– Préciser la répartition des deux espèces de vipères dans le Maine-et-Loire, en portant une attention particulière à la Vipère péliade, en marge de son aire de distribution.
– Initier un suivi standardisé et à long terme des populations de vipères en lien la gestion des espaces ruraux.
– Créer et former des observateurs engagés dans un suivi de science participative en fédérant un réseau d’acteurs locaux autour de ces espèces menacées.
– Sensibiliser le grand public et les gestionnaires à la préservation de ces espèces, et plus largement aux reptiles en général.
Un projet coordonné par le CPIE Loire Anjou
Le projet V.I.P. est coordonné à l’échelle du Maine-et-Loire par le Centre Permanent d’Initiative pour l’Environnement (CPIE) Loire Anjou basé à Beaupréau. S’inscrivant dans une démarche d’intérêt général, le CPIE Loire Anjou est une association qui a pour but de contribuer, avec les habitants du territoire et en favorisant tous les partenariats, à la mise en œuvre d’actions dans le domaine de la préservation de l’environnement. Force d’initiatives, le CPIE Loire Anjou a un rôle d’échanges, de sensibilisation, d’animation, de pédagogie et d’appui à la réflexion pour le développement durable du territoire. L’animation du projet est assurée par Thomas Rochard du CPIE Loire-Anjou (Mauges), en partenariat avec deux naturalistes indépendants : Sylvain Courant (Saumurois et Baugeois) et Nicolas Rochard (Segréen et agglomération angevine).
Comment participer au suivi des vipères ?
Ce suivi s’adresse aux naturalistes débutants ou confirmés qui souhaitent s’investir dans le suivi et la protection des vipères. En fonction de votre lieu de résidence, une formation pourra vous être dispensée par l’un des coordinateurs du projet pour vous apprendre à rechercher ces animaux discrets, à choisir un site favorable près de chez vous et à participer activement à leur suivi en transmettant vos observations. Lancé ce printemps, le réseau de suivi V.I.P. compte déjà une trentaine de sites suivis sur tout le département.
Pourquoi s’intéresser aux vipères ?
« Une récente évolution de la législation à la date du 8 janvier 2021 protège aujourd’hui toutes les vipères à l’échelle nationale. Ces dernières sont également intégralement protégées dans de nombreux pays d’Europe, mais leur état de conservation demeure actuellement très défavorable : la Vipère péliade et la Vipère aspic sont respectivement évaluées « en danger critique » et « en danger » d’extinction sur la Liste Rouge des reptiles en Pays de la Loire », soulignent-ils. « Les experts s’accordent sur un déclin généralisé des populations de vipères en France en raison d’un grand nombre de menaces tels que la disparition et la fragmentation de leurs habitats, les changements climatiques ou encore la destruction volontaire des individus », ajoutent-ils. En Pays de la Loire et plus particulièrement en Maine-et-Loire, aucune estimation des populations n’est aujourd’hui connue. La distribution des deux espèces de Vipères, péliade et aspic, reste encore largement méconnue comme le démontre le dernier Atlas régional paru en 2022. Situé à la zone de contact entre ces deux espèces, l’Anjou constitue un territoire-clé pour comprendre les dynamiques à l’œuvre chez ces deux espèces, en lien notamment avec les changements climatiques. Les vipères sont, à l’instar des autres reptiles, des prédateurs mal-aimés du grand public et pourtant indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes, notamment par la prédation qu’elles exercent sur les petits rongeurs. En dépit de leur discrétion légendaire, elles continuent d’alimenter bien des fantasmes dans nos imaginaires collectifs, et méritent à ce titre d’être mieux connues.
Pour aller plus loin : Découvrez en plus sur le sujet en lisant de protocole de suivi sur ce lien.
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