Saumur. Ancienne station du Pont-Fouchard, friches du boulevard du Maréchal Juin et projet immobilier de Nantilly : Quel avenir pour ces sites ?

Ce mardi en conseil municipal, les élus de la ville de Saumur ont été amenés à prendre plusieurs mesures autour du commerce et de la redynamisation économique du centre-ville.

Cela fait des années que ce site est en décrépitude à l’entrée (ou à la sorte c’est selon) de Bagneux. L’ancienne station-essence près du Pont Fouchard va, en effet, finalement être démolie et l’espace va avoir une nouvelle destination. La Mutuelle de Poitiers Assurances est actuellement propriétaire de ce site. Celle-ci a toutefois demandé à la ville de racheter quelques espaces dépendant du domaine public afin d’y porter un projet. Celui-ci devrait, à terme, accueillir une agence de mutuelle, ainsi qu’une boulangerie de la marque Joseph déjà bien implantée en Saumurois.

Deux friches à étudier sur le boulevard du Maréchal Juin

Toujours en matière de développement économique, la ville a fait part, ce mardi en conseil municipal, de son intérêt pour les friches industrielles situées sur le boulevard du Maréchal Juin : l’ancienne station-service et les locaux de la société Loca.Ser. « Dans le cadre de sa politique en faveur de l’artisanat et du commerce, la Ville poursuit un objectif de réduction du nombre de locaux vacants sur son territoire. C’est à ce titre qu’elle s’intéresse au sort de ces deux friches urbaines. Afin de s’assurer de conserver une dynamique sur cette zone à vocation commerciale, une maîtrise foncière par la collectivité pourrait être envisagée. Cette maîtrise permettrait notamment de calibrer les espaces pouvant accueillir des activités commerciales ou de service, et d’assurer une mixité des usages, tout en veillant à la sécurisation de la desserte viaire sur cet axe très fréquenté », indique la ville qui veut ici anticiper pour pouvoir faire valoir son droit de préemption. Une étude de faisabilité sur l’aménagement de ces espaces et leur connexion avec la voirie sera réalisée par la Ville. L’opposante, Anne-Laure Blin s’est questionnée sur l’intérêt pour la ville d’engager des deniers publics pour acheter cet espace alors qu’elle estime que des porteurs de projet privés pourraient y développer une activité. Et le maire de répondre : « Il faut être clair. Je n’ai pas du tout l’intention de laisser aménager cette entrée de ville par n’importe qui et n’importe quoi. C’est une vision de l’aménagement de la ville et cela implique parfois d’acquérir des sites. Et nous avons vendu beaucoup de locaux, qui ne nous servaient pas. »

Abandon du projet immobilier à Nantilly

En 13 décembre 2019, décembre 2020 et 29 juin 2022, la Ville de Saumur a accepté la cession d’un ensemble immobilier lui appartenant situé rue Pascal au profit de Monsieur Alain Meunier, afin qu’il y réalise un programme de logements, et des places de stationnement d’une part pour honorer l’obligation réglementaire de ses opérations et d’autre part pour créer 15 places publiques que la Ville aurait rachetées. Pour mémoire, cette cession était conditionnée à l’obtention des financements et des autorisations d’urbanisme nécessaires à la réalisation du projet. Depuis, Alain Meunier a obtenu son permis de construire mais la cession de l’immeuble n’a jamais été réitérée par acte notarié. Le permis de construire est désormais périmé, n’ayant jamais fait l’objet d’un commencement de travaux avant la date d’expiration de l’autorisation et malgré les deux prolongations obtenues. « Ce projet a été initié il y a plus de sept années. Aujourd’hui, l’autorisation d’urbanisme n’est plus valable et la condition de son obtention pour la signature de l’acte notarié n’est donc plus réalisée. Monsieur Meunier se heurte à des difficultés de pré-commercialisation compte tenu des typologies de logements du programme. Le site est toujours inoccupé, il se dégrade », explique l’adjoint Bruno Prod’Homme. Ainsi, la ville a abrogé, ce mardi les précédentes délibérations et entend « rechercher un nouveau projet qui permettra de traiter cette friche urbaine dans les meilleures conditions ».

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