Pays de la Loire. Fin de l’uniforme au lycée : une « lubie idéologique » à 210 000 euros dénonce l’opposition régionale

Le Groupe Le Printemps des Pays de la Loire, minorité régionale, dénonce le coût de l’expérimentation de l’uniforme au lycée, abandonnée en toute discrétion par la majorité.

Le 25 juin dernier, la Majorité régionale présentait – « en grande pompe » selon les élus du groupe le Printemps des Pays de la Loire – son Compte financier unique. « Un exercice comptable qu’elle a tenu à mettre en scène pour vanter, à grand renfort de communication, les soi-disant bénéfices de ses coupes budgétaires », soulignent les élus d’opposition. Dans les petites lignes du rapport de présentation, on lit que l’expérimentation de la “tenue unique” dans les lycées est abandonnée. « Une décision prise en catimini, très loin du tapage fait lors de son lancement à la rentrée 2023. Une décision toute à l’image de celle de l’Etat qui, très discrètement, n’avait pas reconduit les crédits au budget 2026 », dénoncent-ils.  Pour Guillaume Garot, député de la Mayenne et président du groupe du Printemps des Pays de la Loire au Conseil régional : « Nous avions dénoncé ce choix idéologique et le coût que cela pouvait représenter. Tous comptes faits, cela a coûté 210 000 euros à la collectivité. Une dépense dont la Région aurait pu se passer. » Christine Tafforeau-Hardy, conseillère régionale de la Sarthe et membre de la commission lycées, rappelle que cette mesure était loin de faire l’unanimité : « On se souvient que les élèves du lycée manceau Touchard-Washington avaient clairement dit non à la tenue unique. Finalement, seul le lycée nantais Jacques-Cassard était entrée dans l’expérimentation». Et d’ajouter : « Considérer que l’uniforme pouvait être “LA” solution pour lutter contre le harcèlement scolaire et les inégalités, c’est méconnaitre notre jeunesse. » « Christelle Morançais fait payer à la collectivité le prix fort de ses choix idéologiques. La facture est salée : ces 210 000 € auraient été plus utiles dans les crédits éducatifs dont le montant en 2025 a été raboté d’1,3 Millions€ » conclut Guillaume Garot.

 

 

 

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