Maine-et-Loire. Après les incendies, ces gendarmes suivent les traces laissées par le feu pour en trouver l’origine

Lors de chaque incendie sur le territoire, la gendarmerie de Maine-et-Loire déploie ses Techniciens en Identification Criminelle (TIC) qui enquêtent à froid pour remonter jusqu’à la source du feu. Zoom sur ces enquêteurs.
©Gendarmerie de Maine-et-Loire

« Quand les flammes s’éteignent, l’enquête commence », indique la gendarmerie de Maine-et-Loire. En effet, chaque départ de feu fait l’objet d’investigations minutieuses de la part des forces de l’ordre. L’objectif, retrouver la source et l’origine de l’incendie. Pour mémoire, 9 feux de végétation sur 10 sont d’origine humaine, que ce soit de manière intentionnelle ou accidentelle. Selon l’observatoire des forêts françaises, en France métropolitaine, « 9 feux 10 sont d’origine humaine, l’unique cause naturelle étant la foudre. Dans 70% des cas, ces feux ont pour origine une activité économique (chantiers de BTP, activités agricoles, réseaux électriques…) ou une activité du quotidien (mégots de cigarettes, barbecues ou feux de camps, incendie de véhicule ou de poubelle…). Les 30% des feux d’origine anthropique restants sont dus à des actes de malveillance ».

Lire les traces laissées par le feu

« Sur les lieux d’un incendie, les Techniciens en Identification Criminelle (TIC) interviennent pour rechercher l’origine du sinistre. Ils recherchent le moindre indice : un mégot, un dispositif d’allumage, un récipient ayant contenu un accélérant ou toute autre trace pouvant permettre de comprendre l’origine du feu et d’identifier un éventuel auteur », précise la gendarmerie de Maine-et-Loire. Cette enquête nécessite une véritable expertise et une lecture fine du terrain avec la mise en applications de nombreuses connaissances techniques. « Ils analysent les traces laissées par les flammes, prennent en compte l’environnement au moment des faits (direction du vent, végétation, propagation du feu, etc.), réalisent des photographies des lieux et effectuent des prélèvements », poursuit la gendarmerie. Ces échantillons sont ensuite transmis à l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) afin de déterminer notamment la présence éventuelle de produits accélérant. « Ce travail scientifique est essentiel pour comprendre les circonstances du départ de feu, identifier les éventuels auteurs et contribuer à leur mise en cause », conclut la gendarmerie.

Quelques conseils pour éviter les incendies

En cette période estivale, chacun peut agir pour limiter les risques :
– Ne jetez jamais de mégot dans la nature ou par la fenêtre de votre véhicule ;
– N’allumez pas de feu à proximité de la végétation ;
– Respectez les restrictions préfectorales en vigueur ;
– En cas de départ de feu, appelez immédiatement le 18 ou le 112.

 

 

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