Gennes-Val de Loire. La commune rouvre le site de la forêt du Joreau

La commune de Gennes-Val de Loire rouvre la forêt du Joreau, à Gennes, à partir de ce mercredi 5 août.
©Gennes-Val de Loire

Depuis plusieurs jours, en raison de l’épisode de chaleur et de sécheresse et alors que de nombreux feux de forêts se sont embrasés sur le territoire, la commune de Gennes-Val de Loire avait pris la décision de fermer le site de la forêt du Joreau afin de préserver cet espace remarquable des risques. Aujourd’hui, alors que les températures ont baissé et que quelques pluies ont humidifié le sol, la collectivité a décidé de rouvrir le site. « Les conditions météorologiques étant désormais plus favorables, la forêt de Joreau est de nouveau ouverte au public. La fermeture temporaire, mise en place afin de prévenir les risques d’incendie liés aux fortes chaleurs et à la sécheresse, est désormais levée », explique la commune. Toutefois, la ville appelle les usagers à la prudence. En effet « même si la situation s’est améliorée, restons tous vigilants : ne jetez pas vos mégots dans la nature ; n’allumez ni feu ni barbecue ; respectez ce site naturel. Merci à toutes celles et ceux qui ont respecté cette mesure de prévention et qui continuent à adopter les bons gestes pour protéger notre environnement. »

Le site de Joreau, une richesse à préserver

Au sein du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine et en continuité du massif forestier de Milly, le site de Joreau est principalement constitué d’un étang et de boisements à un kilomètre de la rive sud de la Loire. L’étang de Joreau, à vocation piscicole, fut créé par les moines grâce à une retenue au XVIIIe siècle. Le site s’étend sur 92 hectares et est classé comme réserve naturelle régionale depuis 2015. La flore du site compte 323 espèces dont une partie importante pour les potamots. Dans les espèces rares, on peut citer le flûteau fausse renoncule et la callitriche à crochets. Les cariçaies abritent la laîche pointue et la laîche raide. Des pelouses-prairies se développent dans les zones drainées et sableuses. On y rencontre des orchidées comme l’ophrys abeille et l’orchis verdâtre. En forêt se développe la bruyère ciliée, le peucédan de France et la potentille des montagnes. Les inventaires faunistiques recensent plus de 300 espèces dont 107 pour l’avifaune et 13 pour les chiroptères. Les amphibiens comptent le crapaud calamite, la rainette arboricole, le triton palmé et la grenouille agile. Pour les reptiles, on trouve la couleuvre verte et jaune, le lézard vert, la couleuvre à collier, la vipère aspic et la couleuvre d’Esculape. Le peuplement d’invertébrés est remarquable en particulier pour les odonates avec 46 espèces. On y trouve les leucorrhine à front blanc et à large queue, l’aeschne isocèle, sympetrum noir, le leste dryade et l’agrion joli.

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