C’est un véritable fléau dont l’ampleur est désormais connue et documentée. Selon les chiffres de la Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants (CIIVISE), près de 160 000 agressions sont recensées chaque année en France sur des enfants. En Maine-et-Loire, les signalements remontés à la Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) sont eux aussi en augmentation, puisqu’ils sont passés de 305 en 2023, à 479 l’an dernier. Partant de ce constat, Florence Dabin, qui est par ailleurs est en charge du groupe « Enfance » à Départements de France et Présidente de « France Enfance Protégée », a souhaité conditionner l’octroi de subventions de la collectivité au suivi de ces formations. Le Département de Maine-et-Loire est le premier en France à s’engager dans ce processus. En fin de semaine dernière à l’Hôtel du Département à Angers, plus d’une cinquantaine de personnes, venues d’horizons divers, étaient donc réunies pour cette première formation dispensée par l’association Alternatives(s)49. Cette dernière intervient depuis 2023 en Maine-et-Loire pour sensibiliser, en particulier, au repérage des situations à risques et pour apporter des clés de compréhension à différents publics sur cette thématique.
La venue du Directeur de la PJJ en Anjou
À noter que cette journée consacrée à l’enfance aura également été marquée par la venue en Anjou de Thomas Lesueur, le Directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), qui avait été invité par Florence Dabin. Thomas Lesueur a notamment participé, en matinée, au Comité départemental de protection de l’enfance (CDPE). Cette instance de pilotage, expérimentée par dix Départements en France (dont le Maine-et-Loire), vise à renforcer la coordination des différents acteurs (Département, justice, police, gendarmerie, professionnels de santé, Éducation nationale…) en lien avec l’enfant. Le directeur de la PJJ a également pu visiter les locaux du dispositif « Entracte », un lieu d’hébergement expérimental implanté en Maine-et-Loire, qui prend en charge des mineurs victimes de réseaux de prostitution. Pour Florence Dabin, « cette journée, qui a eu pour fil conducteur la Protection de l’enfance, aura montré l’implication de tous les partenaires sur une thématique essentielle pour moi. Les lignes bougent, les consciences évoluent. Nous le devons aux enfants. Ils sont encore beaucoup trop nombreux à être exposés à des dangers de toutes sortes. Merci encore à Thomas Lesueur d’avoir pris le temps de venir constater, sur le terrain, notre engagement. »
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