« Les habitudes funéraires ont évolué et la crémation prend aujourd’hui de plus en plus de place dans les choix des français, y compris des Saumurois. Nous sommes passés de 30% il y a quelques années à 50% de crémations à ce jour en France et 45% en Saumurois. Il existe à ce jour 5 crématoriums en Maine-et-Loire (pour 40 000 décès par an) et pour Saumur, les plus proches sont à Savigny-en-Véron (26 minutes et 32km), Brissac-Loire-Aubance (34 minutes et 40km) ou Corné (39 minutes et 32 km). Cela nécessite donc des déplacements importants qui peuvent d’avérer éprouvants dans un période de deuil et difficile pour certaines personnes peu mobiles », estime le maire de Saumur, Jackie Goulet. Par ailleurs, le délai est porté à une semaine actuellement pour une crémation, ce qui en plus d’être difficile pour les familles implique des frais d’obsèques supérieurs pour payer la chambre mortuaire.
Un projet pour 2029
Ainsi, la ville a proposé ce mardi de créer une délégation de service public. La collectivité a fait appel à un assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) pour réaliser une étude de faisabilité du projet et définir les contours de l’opération. « Celui-ci a indiqué que le projet était viable et judicieux », précise le maire, ajoutant que la ville a « fait un sourcing auprès des opérateurs pour confirmer la pertinence du projet ». Il s’agirait d’une délégation de service public pour 35 ans, au bout desquels la ville récupérerait le bâtiment. L’exploitation devrait débuter fin 2028/début 2029. Le projet représente un investissement d’environ 3 millions d’euros (à la charge du délégataire) selon les premières estimations. Le coût de la crémation sera fixé par la DSP, toutefois, la moyenne se situe aujourd’hui à 910 euros TTC et la ville essaiera de s’en rapprocher, voire d’être en dessous. Au lancement du crématorium, la collectivité table sur 330 crémations par an puis à 550 au bout de 11 ans (570 crémations en moyenne prévues sur le contrat de 35 ans). A noter que l’on compte 1% de crémations supplémentaires chaque année. Cela permettra de créer 2 à 3 emplois.
Dans une cadre de verdure
Concernant l’implantation de ce crématorium, la ville envisage de le construire sur un terrain disponible entre la gendarmerie et la salle des bois de Distré/Bagneux, un secteur où il est facile de circuler et de stationner. « C’est, selon nous, le cadre idéal puisque cela se trouve dans la verdure, et non dans une zone industrielle comme cela se fait souvent et que je ne considère pas agréable pour les proches », indique l’élu. Le site disposerait d’une salle de 80 places pouvant être agrandie via un hall et avec un accès sur l’extérieur. Un lieu de cérémonie sera également prévu en extérieur. Enfin, une promenade sera aménagée dans un site boisé pour permettre aux personnes de vivre leur deuil. « Il s’agit d’un véritable service public et une réponse apportée à une société qui évolue et qui vieillit », précise Jackie Goulet.

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