Saumur. Ces lycéens veulent faire entendre leurs revendication, au-delà des violences et dégradations

Ce jeudi 1er octobre et ce vendredi, les lycéens de la France entière ont décidé de descendre dans la rue et de bloquer leurs établissements pour certains afin de faire entendre leur revendications. A Saumur, des élèves du lycée Duplessis-Mornay se sont particulièrement mobilisés. Afin de rétablir une certaine vérité et de faire connaitre leur discours face à des violences ayant eu lieu en marge de manifestations prenant toute la lumière sur le mouvement, un collectif de lycéens a souhaité revenir sur les raisons de cette colère.

« Nous cherchons à nous faire entendre pas à détruire la ville. Nos revendications sont légitimes et nous ne sommes ni des sauvages, ni des incultes. Nous avons également une conscience politique », témoigne le collectif. « Tout d’abord, nous souhaiterions des locaux en meilleur état nous protégeant de la pluie, du froid, de la canicule et dénués de moisissures afin de pouvoir travailler dans de meilleures conditions », indiquent-ils. « Ensuite, de nombreux élèves manquent de professeurs, dans notre lycée, certaines classes de seconde n’ont toujours pas de professeurs de français et dans d’autres lycées c’est bien pire », poursuivent-ils. Et d’ajouter : « Nous aimerions également des classes avec moins d’élèves car il est difficile de travailler et de progresser avec des classes de plus de 35 élèves, c’est tout aussi difficile pour nos professeurs. »

De longues journées

Les lycéens saumurois font également état d’une organisation très lourde et particulièrement fatiguant. « Nous souhaiterions que les plages horaires de nos journées soient réduites afin de préserver notre santé mentale, car beaucoup d’élèves sont touchées par le manque de sommeil, de temps et de problèmes psychologiques liés à la pression scolaire tels que le burn-out ou la phobie scolaire. Il est primordial que nous ayons une vie en dehors des cours. Nous demandons donc d’avoir du temps. Beaucoup doivent se lever très tôt et rentrer parfois à 19h puis faire tous leurs devoirs. En plus de cela, on nous demande de faire du sport et de dormir suffisamment », commente le collectif.

« Parcoursup ne doit plus décider de notre avenir »

Viens ensuite le sujet de leur avenir. Selon ces lycéens, « Parcoursup est une plateforme problématique ». Ils estiment qu’elle « détruit la santé mentale des lycéens, c’est à cette période que le taux de suicide est le plus élevé chez les jeunes. Cette plateforme ne trie même pas selon la qualité du dossier et les choix des élèves, personne ne souhaite que cette plateforme continue de décider de notre avenir ».

Des lycéens conscients des enjeux nationaux

Par ailleurs, leurs revendications ne se limitent pas à leur simple situation de lycéens. Ils indiquent également s’opposer à la suppression des APL pour les jeunes ainsi qu’aux repas du Crous à 1€. « La précarité étudiante existe et on ne doit pas l’accepter silencieusement. Nous aimerions également que les coupures de budget ne touchent pas notre culture. Nous voulons retrouver le budget du Pass culture d’avant qu’ils coupent le budget », précisent-ils. Enfin, plus généralement, ils s’inscrivent « contre la montée du fascisme et de l’extrême droite et pour les droits des LGBT+, des femmes ainsi qu’aux droits liés aux religions qui se trouvent de plus en plus menacés. »

 

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