Alors qu’une majorité des rassemblements devant les établissements scolaires s’est déroulée dans le calme et le respect des élèves et des institutions, plusieurs groupes d’individus, parfois extérieurs, se sont néanmoins constitués avec pour seul objectif de dégrader les établissements scolaires et les biens publics et de prendre à partie les personnels de l’Éducation nationale et les policiers, y compris par des tirs tendus de mortiers d’artifices. La préfecture indique que deux personnels de l’Éducation nationale ont été blessés, en urgence relative, dont un transporté au centre hospitalier d’Angers. Ainsi que deux policiers blessés, tout en restant en service. Par ailleurs, quatre élèves ont été blessés, sans nécessité de prise en charge par les secours, dont deux molestés par des groupes de jeunes dans le but de leur voler chaussures et vêtements. Sur le plan matériel, les lycées Paul Emile Victor à Avrillé et Henri Dunant à Angers ont subi des dégradations sur leurs grilles et portails d’accès ainsi que dans des locaux s’agissant de Paul Emile Victor. « Un véhicule de police et deux véhicules de sapeurs-pompiers ont été dégradés, avec notamment des bris de vitre et de pare-brise. Du mobilier urbain (abribus en particulier) a été détruit ou très abîmé tandis que des feux de poubelles et de caddies ont été allumés sur la voie publique, heureusement sans propagation, grâce notamment à l’action des sapeurs-pompiers », précise encore la préfecture de Maine-et-Loire. 7 interpellations ont été réalisées par les forces de police en lien direct avec les évènements du jour et 2 concernant des faits antérieurs.
Appel à la responsabilité et condamnation de ces actes de violence gratuits
Le préfet de Maine-et-Loire, François Pesneau, condamne fermement les « dégradations commises contre les établissements scolaires et les biens publics ainsi que toute violence ou agression à l’encontre des personnels éducatifs et des forces de sécurité. » Il appelle les jeunes qui se mobilisent aux abords des établissements à « faire preuve de responsabilité et à ne pas prendre part aux violences, aux dégradations ou aux incendies, qui mettent en danger les élèves, les personnels, les riverains et les forces de l’ordre, mais également à bien veiller à ne pas servir de couverture aux fauteurs de troubles. » Les parents sont également invités à échanger avec leurs enfants pour qu’ils « mesurent les risques pris lorsqu’ils se mêlent aux casseurs, notamment lorsque ceux-ci font exploser des aérosols ou procèdent à des tirs de mortiers d’artifices. » Le préfet rappelle que « le droit de manifester doit s’exercer dans le respect de la loi et ne saurait, sous aucun prétexte, justifier les violences, dégradations et agressions physiques dont les auteurs seront interpellés et présentés à l’autorité judiciaire. » Face à cette situation, les services de l’État sont pleinement mobilisés afin d’assurer le maintien de l’ordre public et la sécurité de tous (élèves, personnels de l’Education nationale, riverains…).
Consterné après certains propos, le Parti Radical de Gauche appelle à l’apaisement
Dans un communiqué, le Parti Radical de Gauche de Maine-et-Loire condamne les propos du maire d’Angers Christophe Béchu à propos de ces dégradations et appelle l’ensemble des forces en présence à l’apaisement. « Alors que les lycéens qui manifestent depuis quelques jours devant plusieurs lycées d’Angers, d’Avrillé, de Cholet, de Saumur, de Trélazé revendiquent d’abord de la dignité, de meilleures conditions d’éducation, des remplacements de professeurs, l’Etat a procédé à des arrestations massives, violences policières et dénigrement. Alors que le mouvement s’amplifie face à la répression disproportionnée, le maire d’Angers n’a rien trouvé de mieux que d’attiser le feu en assimilant les lycéens à des casseurs. Pourtant, M. Béchu avait été bien silencieux lorsque certains agriculteurs brûlaient des centres des impôts ou des bureaux de la MSA. Alors que leurs parents sont victimes de la violence sociale de l’Etat notamment dans le monde du travail, leurs enfants sont victimes de violences policières. Dans le contexte de la montée des tensions sociales qui caractérise actuellement la vie française, et fidèle à sa tradition républicaine, le Parti Radical de Gauche de Maine-et-Loire exprime sa préoccupation devant cette situation et appelle les responsables politiques à ne pas mettre d’huile sur le feu et à l’Etat à maîtriser son utilisation de la force. Il affirme que les lycéens ont le droit de manifester et d’être entendus, car leur expression est légitime. Ils doivent pouvoir le faire en sécurité. A cet égard, le Parti Radical de Gauche appelle le gouvernement, les responsables politiques, les acteurs sociaux et les lycéens eux-mêmes à l’apaisement. La réponse aux difficultés exprimées par la jeunesse doit résider dans le dialogue et les réponses concrètes sur l’avenir de l’Ecole républicaine. Aujourd’hui, le gouvernement a choisi la répression avec le danger qu’elle comporte d’une escalade de la violence et de la radicalisation des mouvements sociaux. Nous voulons l’ouverture d’un dialogue constructif et apaisé pour que les réponses deviennent politiques et éducatives, car la protection, la sécurité et l’avenir de nos enfants, des adolescents et des jeunes adultes nous importent au plus haut point. Attaché à l’état de droit dans la lignée d’une longue tradition de gouvernement, la section départementale du Parti Radical de Gauche de Maine-et-Loire en appelle à la responsabilité de tous. »
S'inscrire gratuitement à la newsletter
Nous contacter
Lettre d'infos
écrire
communiquer Copyright © IGNIS Communication Tous droits réservés
