À Longué-Jumelles, « l’autorité de la République ne se négocie pas »

Frédéric Mortier, Maire de Longué-Jumelles a souhaité réagir aux dégradations et aux violences ayant pu avoir lieu à l’occasion et en marge du mouvement de revendication des lycéens en fin de semaine dernière.

« Les événements qui touchent aujourd’hui le monde lycéen appellent une réponse claire : l’expression d’une revendication ne donne aucun droit à la violence, au désordre ou à l’intimidation. Nous avons trop souvent pris l’habitude de considérer les blocages, les dégradations et les affrontements comme une forme normale de contestation. Ce n’est pas ma conception de la République.

Un établissement scolaire est fait pour apprendre. Une commune ou une ville sont faites pour y vivre. La rue appartient à tous. Personne ne doit pouvoir s’approprier l’espace public par la force ou empêcher les autres citoyens de circuler, de travailler et de vivre normalement. Je veux donc être parfaitement clair : le respect de l’autorité, de la loi et des biens publics n’est pas négociable.

La jeunesse doit pouvoir s’exprimer. Elle doit même être encouragée à débattre ailleurs que sur les réseaux sociaux. Mais nous devons également avoir le courage de lui dire que la liberté sans responsabilité conduit au désordre, et que le désordre finit toujours par pénaliser les plus vulnérables.

Je refuse cette forme de renoncement qui consiste à accepter les débordements au prétexte qu’ils seraient commis par des jeunes. Être jeune n’autorise pas à tout faire. L’âge ne dispense ni du respect des autres, ni du respect de la loi.

Comme maire, je défendrai toujours une ligne simple : dialogue quand c’est possible, fermeté quand c’est nécessaire.

Notre pays n’a pas vocation à devenir le théâtre de violences ou de démonstrations de force. Les habitants doivent pouvoir compter sur leurs élus pour protéger leur tranquillité, leurs biens et leur sécurité.

La République peut entendre la colère. Elle ne doit jamais céder devant la pression. »

 

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