Le Puy-Notre-Dame. Rencontre avec trois auteurs présents au salon « Un Livre Un Verre »

Le 4 octobre dernier, la municipalité du Puy-Notre-Dame et les éditions du petit pavé ont convié plus d’une vingtaine d’auteurs à rencontrer le public pour des discussions autour des livres, des séances de dédicaces et des rencontres. L’occasion pour le Kiosque d’échanger avec trois d’entre eux : Erwan Lescob, Colette Dahais et François Bossis.

Erwan Lescob, une trilogie sur l’amour et l’amitié

Dans le sillage du salon littéraire du Puy Notre Dame les écrivains ont présenté leurs ouvrages au public. Ainsi, Erwan Lescob jeune quadragénaire a publié deux romans qui parlent d’amour. L’auteur est Saumurois mais après une longue absence a choisi de s’installer dans l’univers ligérien pour ciseler ses intrigues : « Une étoile filante » et « Les çà peut ». Chaque roman, conçu pour laisser libre cours à son imagination personnelle,  est un travail minutieux  doté de dialogues extrêmement soignés et d’un scénario précis, du naturel pour mieux transmettre les émotions. Erwan Lescob insiste sur le travail  des portraits et des détails : «  ce que j’aime avant tout c’est imaginer le lecteur qui laisse vagabonder son esprit comme s’il était devant un écran ». Dans « L’étoile filante » l’auteur évoque Dan et Chana un couple à la dérive depuis la perte de leur enfant. Le drame les entraîne dans une histoire folle qui confine en partie au thrilleur psychologique. Le roman « Les ça peut » embarque plutôt le lecteur dans un univers intimiste à la recherche de vérités où Romain, personnage principal, est confronté aux secrets d’objets ayant appartenus à sa grand -mère. Ils vont instaurer un dialogue né de l’ombre. Un troisième roman : «  Le livre des débuts de livres » paraîtra le 13 octobre et relatera une belle histoire d’amitié autour d’un personnage atteint de maladie grave que ses amis vont accompagner dans la rédaction d’un livre, celui qu’il n’a jamais réussi à écrire. Une trilogie sur l’amour, l’amitié : De la douceur à lire absolument sans modération.

Colette Dahais : « À l’ombre des chapeaux de paille »

Présente au salon littéraire du Puy Notre Dame du dimanche 4 octobre, Colette Dahais propose un très beau roman « À l’ombre des chapeaux de paille » aux Éditions du petit pavé. Le portrait d’une femme, Rose, dans un 19e siècle finissant. Une histoire qui plonge le lecteur dans une saga qui prend sa source dans les bateaux-lavoirs de Besançon. Le récit fait voyager jusqu’aux confins de la Guyane à la découverte de ces « reléguées » que la France aurait souhaité oublier. Colette Dahais a effectué de nombreuses recherches afin de restituer le plus justement possible les vies de ces femmes condamnées par la justice. Destinées à être mariées en fin de peine à des bagnards, elles qui ne revoyaient que fort rarement leur pays natal subissaient contraintes leur traitement. L’autrice souligne : « les statistiques actuelles conservent, entre autres, les traces de leurs existences, j’ai retrouvé les dossiers de 45 d’entre elles aux archives de Aix- en-Provence ». Ce récit, dont l’intrigue se situe de 1885 à juillet 1914, invite à la réflexion sur le sort de ces détenues au destin broyé. L’autrice conclut : « il faut toujours s’intéresser à l’Histoire, elle nous permet d’apprendre aussi de nos erreurs ».

Une invitation au voyage de François Bossis

François Bossis a présenté son 8e roman « les glacis du silence » aux Éditions du petit pavé. Une quête autour du thème du secret, des origines, de la vérité. Claudia et Lucas se rencontrent lors d’un trek dans le désert marocain. Chacun porte en lui une histoire qui fait écho à celle de l’autre: une  réalité qu’il doit découvrir ou connaître. Claudia découvre qu’elle est adoptée et Lucas qu’il a un demi-frère. Pour chacun, il s’agira de s’alléger des secrets de famille. François Bossis puise son inspiration dans les histoires que vivent les fratries mais aussi dans son expérience professionnelle de psychiatre et donne toute sa place à la valeur de la parole, à la vérité. Il confie : « j’accompagne mes romans d’une réflexion philosophique qui me semble importante, une démarche qui devrait permettre d’être plus  indulgent ». L’auteur explique l’importance de la littérature tout au long de sa vie. Son rapport à l’écriture s’est formalisé vers la trentaine lorsqu’il a ressenti « l’envie de mettre les choses sur papier » comme il le dit lui-même. Exprimer les sentiments simplement mais également transmettre les émotions et donner au lecteur une invitation au voyage entre le Maroc et l’Himalaya. Un récit initiatique à savourer sans modération.

Cécile Bodeven

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