François Bayrou a annoncé lundi qu’il engagerait le 8 septembre la « responsabilité du gouvernement » devant l’Assemblée nationale, pour trancher la « question centrale » de « la maîtrise de nos finances » et valider le principe de son plan d’économies budgétaires. Le Premier ministre a dit avoir demandé au président de la République Emmanuel Macron, « qui l’a accepté« , de « convoquer le Parlement en session extraordinaire » pour y prononcer une nouvelle déclaration de politique générale « suivie d’un vote » pouvant entrainer la chute de son gouvernement. Ce vote « consacrera la dimension de l’effort » de près de 44 milliards d’euros de réduction du déficit public de la France, a affirmé M. Bayrou lors d’une conférence de presse de rentrée. Ce plan d’économies, présenté mi-juillet, a pour but de répondre au « danger immédiat » du surendettement qui menace le pays, a-t-il rappelé, pointant une « dépendance à la dette devenue chronique« . Plusieurs de ses propositions ont rencontré une forte opposition, notamment la suppression de deux jours fériés. Mais « la discussion » sur « chacune des mesures de ce plan d’urgence » devra avoir lieu après le vote de confiance, a souligné le Premier ministre. « S’il n’y a pas cet accord minimal, ça ne sert à rien, on n’y arrivera pas« , a-t-il ajouté, après avoir estimé que la France traverse « un moment d’hésitation et de trouble » qui « impose une clarification ».
Pour Anne-Laure Blin : « La seule priorité qui vaille c’est de sauver la France »
« La situation économique et politique est catastrophique. Surtout les Français n’en peuvent plus d’être toujours considérés comme les premiers responsables de la situation du pays. Le pays est au bord du précipice et certains pensent encore à se mettre en scène ? Mais où va-t-on ? Car mathématiquement, les rapports de force sont clairs. A l’instar de l’adoption de la dernière motion de censure (nota : en fin d’année 2024) qui a fait tomber le gouvernement Barnier, le gouvernement Bayrou a de fortes chances de tomber lui aussi dans 13 jours. Désormais, à l’actuel Premier Ministre et au Président de la République de jouer carte sur table pour l’avenir de la France et de dire très clairement ce qu’ils envisagent pour l’après. Ce qu’il convient surtout c’est d’avoir le courage de conduire une ligne pour le pays où règnent sécurité, liberté et autorité. Au début de l’été, les propositions que j’ai formulées avec mon groupe Les Républicains étaient très claires : stop à la gabegie d’argent public et stop à l’assistanat et à la bureaucratie. Plutôt que de prendre ces voies de bon sens, le premier Ministre annonce hier mettre en scène sa sortie après avoir tué le débat budgétaire durant tout l’été avec ses propositions unilatérales tapant sur la France qui travaille (NB : suppression de 2 jours fériés et augmentation des impôts), refusant toutes mesures pour limiter l’immigration et toute piste d’économies structurelles comme par exemple la suppression de toutes les instances et comités qui ne servent à rien. Le premier Ministre veut que les Français et leurs députés le sauvent ? « Mais pour moi la seule priorité qui vaille c’est de sauver la France ».
Avec AFP
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