Cette liste, quasiment complète, est composée d’hommes et de femmes aux « origines très diverses », à savoir des « militant syndicaux, des militants associatifs et des citoyens qui souhaitent s’engager pour leur ville », soulignent les deux colistiers qui portent cette liste, Isabelle Pucelle et Joseph Musso. Pour cette première, retraitée de l’éducation nationale et ancienne directrice d’école, il s’agit de sa quatrième campagne électorale pour les municipales à Saumur. Joseph Musso, agent de la fonction publique territoriale, se présente comme « militant politique et syndicale » avec une sensibilité particulière sur les questions de la démocratie et les enjeux écologiques. Si la liste n’est pas officiellement soutenue par quelque parti que ce soit, le binôme indique cependant qu’environ « un cinquième des membres sont membres de la France Insoumise ». Ils se veulent avant tout comme une liste citoyenne.
Plus de concertation
Ils présentent un programme avec 5 axes forts qui se croisent et se répondent avec au cœur de leur réflexion la volonté de faire participer la population. « Nous voulons lutter contre une certaine verticalité opérée par la municipalité actuelle avec des consultations qui n’en ont que le nom à l’image du projet des cales de Loire que les habitants doivent valider sans avoir réellement leur mot à dire dans l’élaboration de celui-ci. Nous souhaitons par exemple des conseils de quartier représentatifs et ouverts. Comment son recruté les membres des conseils de quartier actuellement ? Il faut donner plus de place aux citoyens qui ont des choses à dire et savent très bien quels sont leurs besoins réels. Les Saumurois voulaient-ils vraiment un casino, une vague de surf, une Loire à Vélo Troglo ou une réfection des cales de Loire avant des projets concrets pour leur quotidien ? », commentent Isabelle Pucelle et Joseph Musso.
Loger dignement les Saumurois
Parmi les autres axes, l’économie et le social. La liste veut porter des projets comme une expérimentation de la sécurité sociale de l’alimentation en lien avec le projet de restauration collective par exemple. Mais également lutter contre le logement indigne. « La priorité a été mise depuis des années sur le tourisme. Toutefois, cela occasionne un dérèglement du marché du logement avec l’augmentation du nombre d’hébergements dédié au tourisme alors qu’on ne peut pas loger tous les Saumurois dignement. Par ailleurs, la ville a mené de grands chantiers dans des quartiers qui étaient déjà de qualité comme le secteur de Chanzy ou la rue Saint-Jean. Sur cette dernière, lors de l’inauguration, le maire a « assuré » que les prix des logements allaient augmenter de 15% sur ce secteur grâce à ces aménagements, certes réussis. Peut-on seulement s’en réjouir alors que la plupart des Saumurois ne peuvent déjà pas se payer un appartement en centre-ville ? Et enfin, combien de logements détruits au Chemin Vert pour le nombre de logements construits ? », poursuivent-ils.
Les caméras ne sont pas une réponse à l’insécurité
Sur la question de la sûreté à Saumur, et notamment en centre-ville, le binôme est convaincu que « les faits divers dramatiques survenus ces derniers temps » sont dus à un désengagement de l’Etat en charge du pouvoir régalien avec « la suppression de nombreux policiers sous Sarkozy et des éducateurs de rue ». Selon eux, ce n’est pas le déploiement des caméras envisagé par la municipalité actuelle qui résoudra le problème. « Le problème de fond c’est la misère. Il faut privilégier l’humain pour venir en aide et prendre en charge les gens qui en ont besoin. Une personne psychiquement malade ne réfléchit pas aux caméras avant d’agresser subitement et sans préméditation un individu. Par ailleurs, si la sécurité est une compétence de l’Etat, la prévention peut être réalisée par la ville. »
Une nouvelle place pour la culture et le monde associatif
Sur le volet culture, association et jeunesse, la liste souhaitent que la culture, qui est également une compétence communautaire, se déplace davantage dans les quartiers. « Les gens des Hauts Quartiers ne descendent pas au Dôme pour aller voir un spectacle et ils n’iront pas plus au Beau Repaire. Le quartier dispose d’une grande salle qui pourrait accueillir une partie de la programmation, notamment en petite jauge comme Môme en Folie », estime Isabelle Pucelle. La liste citoyenne entend aussi s’appuyer davantage sur les associations et témoigne « d’ajustements à faire sur les subventions qui devront être accordées en fonction de l’utilité sociale de l’association ». Autre ressource qu’elle souhaite mettre plus en avant et sur laquelle elle souhaite s’appuyer, les agents territoriaux : « Avec la mutualisation, beaucoup ont perdu leur identité professionnelle et l’on exploite pas suffisamment les compétences de chacun au profit de la sous-traitance ».
Défendre le service public
Le binôme indique vouloir faire aboutir certains chantiers comme celui de la « restauration collective, annoncé depuis plusieurs années qui n’a pas encore vu le jour ». S’il ne s’agit pas toujours de compétences municipales, les candidats comptent bien peser pour le maintien de services publics sur la ville à l’image de la Poste de Bagneux ou la réintroduction du collège Yolande d’Anjou dans la carte scolaire. Par ailleurs, ils souhaitent, à terme, proposer la gratuité des transports en pesant sur ce sujet à l’agglomération en charge du dossier. Enfin, la liste estime que « l’écologie est un sujet transversal à tout cela ».
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