Doué-en-Anjou. Le Bioparc rouvrira en février avec de nombreux projets pour 2026

Le Bioparc de Doué-la-Fontaine, seul parc animalier troglodytique du monde, et ses 2 000 animaux rouvrira ses portes le 7 février prochain. Un retour avec de nouveaux projets et un bilan très positif de l’année passée.

En effet, en 2025, ce sont 266 000 visiteurs (+2,17 % par rapport à 2024) qui ont franchi les portes du Bioparc. « Une année satisfaisante, inscrite dans un renfort régulier de la fréquentation du parc », estime l’équipe du Bioparc. Sur le plan des chantiers, l’année 2025 a été marquée par la fin de la rénovation des bâtiments des varis à ceinture blanche et des tortues radiées. 2025 a également été une année particulièrement riche en naissance pour le Bioparc : Deux lions, deux panthères des neiges, deux gazelles dama, deux girafes, un porc-épic, un vari roux, un markhor, un saïmiri à tête noire, plusieurs centaines d’oiseaux (dont des tisserins gendarmes, inséparables, flamants du Chili et un vautour fauve réintroduit en Bulgarie fin 2025).

Des nouveautés en 2026

2026 ne sera pas en reste puisque le Bioparc annonce de très nombreux projets. Parmi les nouveautés les plus marquantes à venir, le site va engager des travaux dans la Vallée des rhinocéros avec l’objectif de proposer un nouveau point de vision, une meilleure circulation, une visibilité renforcée pour les enfants et l’installation d’une ombrière. A noter qu’un mâle rhinocéros en provenance de Chester zoo devrait venir renforcer les effectifs douessin en avril. 2026 marquera également la poursuite du confortement des falaises de la grande volière pour favoriser la nidification. Enfin, pour en terminer avec les grands chantiers, la Bioparc envisage la création d’un parking équipé d’ombrières photovoltaïques, portant l’autoproduction électrique du parc de 10 % à 30 %, avec des bornes de recharge pour voiture électrique. Sur le volet engagement*, plusieurs animaux seront réintroduits dans le cadre des projets nature, notamment des aras chloroptères en Argentine et des varis roux à Madagascar.

Une visite nature

Au fil de la visite, le Bioparc dévoile un écosystème riche et vivant, où cohabitent faune locale et espèces venues d’autres continents. Le parc offre aux visiteurs l’opportunité d’observer des espèces rares dans des espaces conçus pour respecter leurs besoins biologiques et comportementaux. Chaque aménagement s’inspire des habitats naturels des animaux afin de favoriser l’expression de leurs comportements naturels. Les oiseaux évoluent dans quatre grandes volières (10 000, 4000, 2000 et 1200 m²), leur permettant de voler librement, de construire leurs nids, de se dissimuler et d’interagir. Les grands mammifères disposent de vastes territoires composés de dômes minéraux, de falaises, d’étendues ouvertes ou de zones boisées. Les primates, quant à eux, s’épanouissent sur un archipel d’îlots boisés, pensé pour encourager leurs interactions sociales et leurs déplacements naturels. Fidèle à sa philosophie, le Bioparc privilégie une observation respectueuse et sans artifices. Le parc propose des animations quotidiennes sans aucun dressage et n’accueille pas d’animaux issus de mutations génétiques, comme les tigres blancs. L’expérience de visite repose avant tout sur la contemplation du vivant tel qu’il est dans un environnement propice au calme et à l’émerveillement.

Une invitation à ralentir et à prendre le temps d’observer

Le Bioparc de Doué-la-Fontaine est un site atypique, fondé sur le respect de la biodiversité locale et exotique. Il est aujourd’hui un parc discret et rare, apprécié pour son engagement écologique, son site à taille humaine et la beauté de son écrin troglodytique. Un havre niché au cœur de l’Anjou depuis 1961, qui se défie du tourisme de masse en misant sur l’émotion, la déconnexion, le temps choisi. Des valeurs qui collent aux tendances actuelles du voyage et qui lui ont permis d’être élu 2ᵉ meilleur zoo d’Europe en 2020 (derrière Pairi Daiza et devant le zooparc de Beauval). « Le Bioparc défend une approche du tourisme fondée sur la qualité de l’expérience plutôt que sur la vitesse et la quantité. La visite privilégie la contemplation, l’observation attentive et la compréhension des écosystèmes. Dans un environnement paysager préservé, pensé pour le bien-être des animaux, comme des visiteurs, chacun est invité à prendre le temps d’explorer, de s’arrêter, d’observer. Cette relation apaisée au vivant favorise une meilleure sensibilisation à la biodiversité et à sa protection », commente le Bioparc.

*Notre article par ailleurs : Doué-en-Anjou. Le Bioparc, un engagement pour la biodiversité à travers le monde

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