La semaine a été banalisée pour que les élèves se plongent entièrement dans un univers de création du matin au soir avec en ligne de mire, la création d’un spectacle et une représentation vendredi dernier devant leurs camarades, enseignants et personnels de l’établissement. « Cette année, nous avons pu compter sur deux intervenants de la compagnie S’poart de La Roche-sur-Yon, Quentin et Hugo, grâce à notre partenariat avec le théâtre de Thouars qui nous a mis en relation », explique Ludovic Waszak enseignant d’Education Socioculturelle (ESC). Avant cela, les élèves ont pu assister à plusieurs spectacles de danse (hip-hop et contemporaine) au théâtre de Thouars pour s’immerger et voir ce qui se fait. Durant la semaine, les élèves ont donc appris des pas avec les danseurs de la compagnie yonnaise. Puis ils ont eu des temps de création en groupe pour, in fine, créer un spectacle d’un quart d’heure sur le thème de la solidarité. La représentation s’est terminée par un free-style où les danseurs se mettaient en rond et chacun à tour de rôle se lançait dans une improvisation dansée. Durant l’année, ils devront défendre ce projet lors d’un oral qui compte pour le diplôme du bac.

Une ouverture à la Culture de plus en plus compromise ?
Pour Ludovic Waszak, cette semaine est « une occasion unique pour les élèves de découvrir un nouveau milieu, de rencontrer des artistes, d’échanger sur le statut de l’intermittence, de voir que cela est possible, de s’immerger dans un contexte de création culturelle. Nous essayons chaque année de proposer un moment assez unique ». Cette semaine est inscrite au référentiel de ces bac pro des lycées agricoles. Ils doivent ainsi réaliser durant l’année 30 heures de pratique artistique, qu’elle qu’en soit la forme. L’enseignant de Montreuil-Bellay a fait le choix de proposer une semaine complète pour une expérience plus intense et formatrice. Toutefois, ces moments privilégiés sont de plus en plus difficile à mettre en place. En effet, la Région Pays de la Loire a opéré d’importantes coupes budgétaires impactant considérablement le secteur de la Culture. La collectivité qui finançait autrefois ces initiatives, qui tiennent autant de la Culture que de l’Education, a cessé de le faire. Beaucoup d’établissements ont donc dû réaliser des arbitrages et trancher dans le nombre d’heures des intervenants par exemple ou sur le forme de cette pratique artistique, avec un intérêt forcément amoindri. Heureusement, le lycée Edgard Pisani a pu bénéficier d’un aide de 600 euros du théâtre de Thouars et du prêt de la salle de la Closerie par la Ville de Montreuil-Bellay. Le reste (heures des artistes, logements, repas, spectacles, transport…) a été financé par l’établissement. A noter que l’ensemble de cette opération depuis les spectacles au théâtre de Thouars jusqu’à la représentation représente une enveloppe de plus de 4000 euros.

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