« Caméras de « vidéoprotection » ? Elles sont devenues un cheval de bataille pour certains candidats aux élections municipales. Pourquoi pas ? Toutefois, pour commencer, il faudrait être clair sur le mot vidéoprotection. Une caméra n’a jamais protégé personne et il me semble que le terme de « vidéosurveillance » conviendrait mieux que celui de « vidéoprotection ». Il est évident que de tels dispositifs, s’ils devaient vraiment protéger, ne seraient efficaces qu’à condition qu’ils soient raccordés à un PC ou du personnel surveillerait en permanence les images d’une centaine de caméras, voire davantage, et que ce personnel, en cas d’agression repérée, fasse appel à une brigade pour qu’elle se rende immédiatement sur les lieux. Un rêve ! Ou un cauchemar car de telles dispositions existent dans certains pays, des états policiers, des dictatures : Est-ce enviable ? Et puis, ne soyons pas naïfs : tout malfrat décidé à agresser une personne choisira, si possible un endroit sans vidéosurveillance et, si un tel endroit n’existe pas, se cachera sous une cagoule. C’est un accessoire devenu assez banal, semble-t-il. Puisque l’on parle de sécurité, il apparaît qu’au niveau statistique, le danger le plus probable est le bête accident « de trottoir », lié à la circulation de plus en plus fréquente, de vélos ou de trottinettes là où, normalement, ne devraient se trouver que des piétons. Et, là aussi, une caméra de vidéosurveillance ne servirait strictement à rien. Ce dernier exemple montre à quel point la prévention, en particulier par l’éducation auprès des plus jeunes, est beaucoup plus nécessaire et moins onéreuse que l’achat de gadgets électroniques dont les vendeurs sont les seuls, sans doute, à être persuadés de leur efficacité. C’est le prix, très raisonnable, à payer pour une ville sereine, tranquille, ce qui est déjà un statut enviable. »
S'inscrire gratuitement à la newsletter
Nous contacter
Lettre d'infos
écrire
communiquer Copyright © IGNIS Communication Tous droits réservés
