
Nous vous en avions parlé dans un précédent article, en juin 2025, les Ecologistes avaient été les premiers à se lancer dans la campagne électorale des municipales à Saumur. Un duo avait alors été constitué adoubé par la cheffe de file du parti à la casaque verte Marine Tondelier. Catherine Allereau, 41 ans, chargée de communication à l’IRESA, le réseau de l’économie sociale et solidaire en Anjou et Ibrahim Chenouf, 30 ans, ingénieur en énergie et conseiller municipal depuis 2022 au sein de la majorité de Jackie Goulet. Ils s’étaient lancés pour faire bouger les lignes et faire parler de l’écologie estimant que « le Saumurois est déjà confronté aux conséquences du changement climatique : épisodes de sécheresse, vagues de chaleur, tensions sur les ressources en eau… » Et que « ces bouleversements affectent directement les activités économiques, l’agriculture, mais aussi la vie quotidienne des plus fragiles ». Le binôme arguait également que « l’écologie n’est pas un luxe. C’est une urgence sociale. » A l’époque, un groupe avait été constitué sur Saumur par le parti rassemblant des adhérents et sympathisants engagés pour sensibiliser, mobiliser et construire un projet écologiste « ambitieux » pour le territoire. La démarche qui se voulait participative et ouverte à tous devait finalement permettre de nouer des discussions entre les « forces de gauche » pour aboutir à « l’union de la gauche ». Plusieurs mois plus tard et alors que la campagne électorale bas son plein, force est de constater que l’on entend plus parler des Ecologistes. Pire encore, alors que le sujet devrait être central et au cœur de toutes les inquiétudes, il n’a pas encore été évoqué par les différentes listes préférant largement voguer sur la vague sécuritaire. D’aucuns argumenteront que l’écologie est bel et bien présente dans l’ensemble des sujets. Mais, le problème lorsque l’on en met un peu partout, c’est que l’on finit par ne plus la voir, éludant ainsi l’un des plus grands enjeux de notre siècle. Les Ecologistes ont encore un mois environ pour sortir du bois. S’ils n’existeront probablement pas sous forme de liste, ils rallieront peut-être un camp ou l’autre se faisant le porte-étendard écologique d’un candidat.
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