Face aux dégradations et aux pillages de commerces survenus ces derniers jours dans plusieurs villes françaises, Anne-Laure Blin entend mobiliser les acteurs économiques pour apporter des réponses aux professionnels concernés. La députée de Maine-et-Loire organisera, ce mardi 27 octobre à l’Assemblée nationale, une réunion réunissant les représentants du commerce, les banques et les assureurs. Cette rencontre doit permettre d’évaluer les conséquences des événements des 17 et 24 octobre derniers et d’identifier les dispositifs susceptibles d’aider les commerçants et artisans victimes de ces violences à faire face aux difficultés financières et administratives qui en découlent. « Derrière chaque commerce vandalisé, il y a des femmes et des hommes qui travaillent, des salariés, des familles et parfois toute une vie d’efforts », souligne Anne-Laure Blin. « Rien ne peut justifier que l’on s’attaque ainsi à ceux qui travaillent et font vivre nos territoires. Il est indispensable d’être à leurs côtés et de rechercher des réponses concrètes aux difficultés qu’ils rencontrent », ajoute-t-elle.
Les banques et les assureurs associés aux échanges
Plusieurs organisations représentatives du commerce et de l’artisanat sont attendues, parmi lesquelles CCI France, CMA France, la Fédération bancaire française, France Assureurs, la Fédération du commerce et de la distribution, la Fédération de l’épicerie et du commerce de proximité, l’Union des entreprises de proximité (U2P), Les Entrepreneurs et le Mouvement des entreprises de France (Medef). Des parlementaires membres du groupe d’études Commerce, qui compte une cinquantaine de membres, participeront également aux discussions. À travers cette initiative, Anne-Laure Blin souhaite faire de ce groupe parlementaire un relais des préoccupations des professionnels auprès des pouvoirs publics. L’enjeu est notamment de recueillir les difficultés rencontrées par les commerçants sinistrés, de faire remonter leurs besoins et de favoriser le dialogue entre les différents acteurs pour identifier des solutions concrètes. « Nos commerçants ne doivent pas subir une double peine : être victimes de violences, puis se retrouver seuls face aux conséquences financières et administratives », estime la députée. « Notre responsabilité est de les écouter, de les soutenir et de tout faire pour qu’ils puissent poursuivre leur activité. »
La députée défend un durcissement des sanctions
Cette mobilisation intervient dans un contexte où Anne-Laure Blin affiche également une position ferme sur le maintien de l’ordre et la réponse pénale aux violences. Dans une prise de position consacrée aux événements récents, elle affirme : « En France, chacun est libre de contester et de s’opposer. En revanche, il n’existe aucun droit à l’émeute, au pillage, aux dégradations ou aux agressions contre les Forces de l’ordre. » La parlementaire réaffirme par ailleurs son soutien aux policiers et aux gendarmes et estime que l’instauration de l’état d’urgence pourrait devenir nécessaire si de nouvelles violences devaient se reproduire. Elle appelle également à l’adoption rapide du projet de loi annoncé sous l’appellation « Casseur-payeur », qui viserait à rendre les auteurs de dégradations et de pillages responsables des dommages causés. La députée défend ainsi le principe d’une responsabilité financière des personnes impliquées dans ces violences, afin que les victimes ne soient pas les seules à supporter les conséquences des destructions. Elle plaide également pour des sanctions plus fermes, notamment avec l’instauration de peines minimales dès la première infraction. Au-delà de la réponse sécuritaire et judiciaire, la réunion prévue mardi à l’Assemblée nationale doit permettre d’aborder les difficultés immédiates des professionnels touchés. Pour Anne-Laure Blin, il s’agit de faire le lien entre les commerçants victimes, les acteurs susceptibles de les accompagner et les pouvoirs publics, afin de faciliter la reprise de leur activité.
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