Mardi 23 juin, vers 16 h 45, le jeune mâle okapi Likasi rejoindra le sanctuaire des okapis, où il cohabitera avec Obasi, le mâle actuel âgé de 15 ans. Né le 26 octobre 2022 au Zoo du Bassin d’Arcachon, Likasi prendra la route dès le mardi matin. Chargé aux alentours de 9 heures, il effectuera le trajet dans la journée avant son arrivée à Doué-la-Fontaine. Cette arrivée s’inscrit dans le cadre des recommandations du coordinateur européen du programme d’élevage de l’espèce (EEP). Âgé de seulement trois ans, Likasi représente un nouvel espoir pour l’avenir de la population européenne d’okapis. Son jeune âge permettra, à terme, de rechercher plus facilement une femelle compatible à la fois sur le plan génétique et en adéquation avec sa tranche d’âge. Au Bioparc, les deux mâles partageront le vaste sanctuaire des okapis avec plusieurs autres espèces africaines, parmi lesquelles les cercopithèques à tête de hibou, les rolliers à ventre bleu, les ibis tantales et les dik-diks.

L’okapi, un géant discret en danger d’extinction
Surnommé le « fantôme des forêts », l’okapi est l’un des mammifères les plus rares et les plus mystérieux au monde. Plus proche parent vivant de la girafe, il est endémique des forêts tropicales humides de la République démocratique du Congo, un territoire forestier immense, plus vaste que l’Angleterre.Les rayures blanches qui ornent sa croupe lui ont donné son nom : « okapi » signifie « arbre éraflé par des flèches ». Contrairement à de nombreuses autres espèces, le jeune okapi naît déjà avec sa robe d’adulte. Un atout indispensable pour son camouflage, puisqu’il passe les six à neuf premières semaines de sa vie caché au même endroit, à l’abri des prédateurs. Classé « En danger » sur la Liste rouge de l’UICN, l’okapi est aujourd’hui menacé par la déforestation, l’exploitation minière et le braconnage qui détruisent progressivement son habitat naturel. Face à ces menaces, le Bioparc s’engage concrètement en versant chaque année 5000 € à l’« Okapi Conservation Project », une association qui conduit une vaste réserve naturelle en République démocratique du Congo. Ses 110 gardes protègent les okapis du braconnage tout en accompagnant les populations locales à travers des actions en faveur de l’agriculture, de la santé et de l’accès à l’eau potable.
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