Gennes-Val de Loire. Des jeunes motivés pour préserver le site de l’étang de Joreau

Un groupe de jeunes en service civique à Unis-Cité Saumur sont présents tous les mercredis après-midi sur le site de l'étang de Joreau pour informer et sensibiliser les promeneurs aux bons gestes afin de respecter cet environnement préservé.
©PNRLAT

Louise, Marie, Florian et Thomas sont quatre jeunes en service civique au sein d’Unis-Cité à Saumur. Vêtus de leur sweat orange, vous pouvez les croiser au détour d’une promenade sur le remarquable site de Joreau à Gennes. S’ils peuvent s’apparenter de loin à des chasseurs au vu de la couleur de leur habit, leur mission est toute autre. Ils sont en effet présents les mercredis après-midi sur le site afin de sensibiliser les usagers aux bonnes pratiques et veiller au respect de la réglementation de cette Réserve naturelle régionale. Une mission en partenariat avec la commune de Gennes-Val de Loire et le Parc Naturel Régional, Loire Anjou Touraine. Le tout pour assurer une bonne cohabitation entre activités humaines et préservation de la biodiversité. « Pour sauvegarder ce site naturel remarquable, des gestes simples s’appliquent en effet facilement : tenir les chiens en laisse, éviter la musique bruyante, jeter ses déchets dans une poubelle ou les rapporter avec soi… », indique le PNR.

Le site de Joreau, une richesse à préserver

Au sein du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine et en continuité du massif forestier de Milly, le site de Joreau est principalement constitué d’un étang et de boisements à un kilomètre de la rive sud de la Loire. L’étang de Joreau, à vocation piscicole, fut créé par les moines grâce à une retenue au XVIIIe siècle. Le site s’étend sur 92 hectares et est classé comme réserve naturelle régionale depuis 2015. La flore du site compte 323 espèces dont une partie importante pour les potamots. Dans les espèces rares, on peut citer le flûteau fausse renoncule et la callitriche à crochets. Les cariçaies abritent la laîche pointue et la laîche raide. Des pelouses-prairies se développent dans les zones drainées et sableuses. On y rencontre des orchidées comme l’ophrys abeille et l’orchis verdâtre. En forêt se développe la bruyère ciliée, le peucédan de France et la potentille des montagnes. Les inventaires faunistiques recensent plus de 300 espèces dont 107 pour l’avifaune et 13 pour les chiroptères. Les amphibiens comptent le crapaud calamite, la rainette arboricole, le triton palmé et la grenouille agile. Pour les reptiles, on trouve la couleuvre verte et jaune, le lézard vert, la couleuvre à collier, la vipère aspic et la couleuvre d’Esculape. Le peuplement d’invertébrés est remarquable en particulier pour les odonates avec 46 espèces. On y trouve les leucorrhine à front blanc et à large queue, l’aeschne isocèle, sympetrum noir, le leste dryade et l’agrion joli.

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