Inondations en Pays de la Loire : « la Région doit réintégrer l’Établissement Public Loire »

Vigilances rouges, quartiers évacués, habitations sinistrées, exploitations agricoles sous l’eau : le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique vivent des crues d’une grande ampleur. Dans ce contexte, la décision prise par la majorité régionale en 2024 de quitter l’Etablissement Public Loire (EPL) "apparaît comme une une faute politique", selon le groupe d'opposition régionale l'Ecologie Ensemble.
« En quittant l’EPL, la Région Pays de la Loire s’est volontairement retirée de l’instance qui organise la prévention des inondations, la gestion des grands ouvrages du bassin ligérien et l’anticipation des épisodes extrêmes aux côtés de toutes les grosses collectivités du bassin de la Loire », estiment les élus écologistes régionaux. Pour Elsa Richard, conseillère régionale du Maine-et-Loire, le constat est sans appel : “Pour économiser 150 000 € par an, la majorité conduite par Christelle Morançais a choisi de rompre avec une logique de coopération interrégionale pourtant essentielle à la sécurité des habitants.” Or, « on ne peut pas prétendre préparer l’avenir et se désengager des outils collectifs qui protègent nos territoires. La gestion de la Loire ne s’arrête pas aux limites administratives. Les crues ne s’arrêtent pas aux frontières régionales », estiment-ils. Elsa Richard poursuit : “Le retrait de la Région est un signal politique désastreux : celui d’un isolement au moment même où la coordination entre territoires est indispensable.” Pour le groupe l’Ecologie Ensemble, ces situations sont amenées à se reproduire : « Les épisodes extrêmes vont s’intensifier. Trop d’eau aujourd’hui. Trop peu demain. Sans stratégie de bassin, sans coopération, sans anticipation commune, nos territoires seront plus vulnérables. » C’est la raison pour laquelle les élus et élues du groupe Écologie Ensemble, demandent : « la réintégration immédiate de la Région au sein de l’Établissement public Loire ; le rétablissement de la contribution régionale ; un plan régional d’adaptation au changement climatique à la hauteur des risques. » Et de conclure : « Face à l’urgence climatique, l’austérité budgétaire et le repli institutionnel ne sont pas des politiques. Ce sont des abandons. »
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