La Lande-Chasles. Le challenge du blason communal refusé par le Guinness World Records

Le maire de La Lande-Chasles a lancé il y a maintenant 3 ans un défi, celui de faire photographier le blason de sa commune dans le plus d’endroits possible du globe. C’est désormais chose faite avec plus de 4600 photos dans tous les pays. Le maire a tenté de faire valider cette démarche par le Guinness World Records qui a rejeté la proposition.

La Lande-Chasles, un village de 116 habitants, s’est fait connaitre très largement via son challenge du blason communal (nos articles). Le principe est simple : recevoir des photos du monde entier avec le blason de la ville à l’écureuil. A ce jour, quelque 4 600 photos venues du monde entier ont été recueillies. Suite à une candidature déposée auprès du Guinness World Records pour le titre de « blason communal le plus photographié au monde », le projet porté par le maire Jean-Christophe Rouxel n’a pas été retenu par l’institution britannique (mail de ce 5 février 2026), celle-ci privilégiant des records répondant à des critères de compétition standardisés. « Le Guinness World Records préfère manger 300 hot-dogs, empiler des gobelets, courir avec des melons sur la tête plutôt qu’un projet patrimonial mondial inédit », note avec humour le maire. Loin de constituer un échec, cette réponse marque au contraire une « reconnaissance implicite de la singularité du projet : un objet culturel, participatif et patrimonial, difficilement comparable à un simple record chiffré. » Depuis février 2023, ce projet a permis de rassembler plus de 4 600 photographies du même blason communal, envoyées depuis l’ensemble des pays du monde, et de constituer une carte interactive consultée plus de 212 000 fois, alors que La Lande-Chasles ne compte que 116 habitants. « Ce décalage spectaculaire entre la taille du territoire et son rayonnement numérique mondial fait aujourd’hui de cette initiative un cas unique de médiation culturelle participative, reliant habitants, voyageurs, internautes et curieux autour d’un symbole local devenu global ». Au-delà de toute logique de record, le projet s’inscrit désormais comme : « une expérience de cartographie mondiale collaborative, un témoignage de l’appropriation collective du patrimoine, un objet culturel susceptible d’expositions, de recherches universitaires et de valorisations institutionnelles. » Et l’édile d’ajouter :
« Ce projet n’est pas un record sportif ou spectaculaire. C’est une aventure humaine et culturelle, qui montre comment un micro-territoire peut dialoguer avec la planète entière ».

Infos pratiques : La carte mondiale est accessible librement en ligne et continue d’accueillir de nouvelles contributions chaque semaine : https://www.google.com/maps/d/edit?mid=1ilsR_C49tG84W2BGv0ff34Y-0da-0Ag&usp=sharing

 

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