Même les américains se questionnent. Ils s’interrogent sur l’altération des fonctions cognitives de leurs présidents. Après Joe Biden, voilà Trump sur la sellette. L’incohérence de ses discours va crescendo, stimulée par une frénésie d’égocentrisme chronique. A Davos, lors du 56e Forum économique mondial, le grand MAGA a fait la leçon à la terre entière lors d’une intervention marquée de confusions, d’outrances et de mensonges. Tout le monde en a pris pour son grade, même la Suisse, pays hôte envahi par une armada yankee, conquérante et omnipotente. Le lion a rugi, menacé et effrayé un auditoire peu enclin à goûter le tintamarre discordant de l’harmonie habituelle du lieu. Même si Davos est avant tout un rendez-vous de convergence et d’influence, les diplomaties parallèles s’exercent généralement dans les alcôves, à l’abri des oreilles et des regards. Si d’aucuns n’ont guère apprécié, d’autres à l’inverse, ont fait cour, ostentatoirement, ravis de s’afficher dans le sillage du prophète et d’abonder publiquement dans son obscur projet de « Conseil de la paix ». Le ticket d’entrée de ce club, présidé à vie par Trump, a été fixé à un milliard de dollars et, d’ores et déjà, quelques vingt chefs d’états se sont engagés pour offrir au monde une administration nouvelle apte à « promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits ». Un beau programme, un tantinet onusien, mais privé. L’Evangile selon Saint Donald, patron des suprémacistes, des virilistes, des expansionnistes et des affairistes, grand protecteur des vassalisés.
Cupide, sans foi ni loi
L’Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar et Israël ont été très motivés par le plan de reconstruction extravagant et lucratif de Gaza, la nouvelle Riviera pacifiée, imaginée par l’administration américaine. Le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, l’Argentine de Ravier Milei, la Hongrie d’Orban, l’Egypte d’Erdogan et la Biélorussie de Loukachenko, entre autres, complètent ce cercle d’amis, globalement boudé par les Européens. Vladmir (Poutine), se fait prier, englué dans le conflit d’Ukraine. La perspective de voir l’ONU supplantée par un nouvel ordre mondial cupide, sans foi ni loi, devrait toutefois faciliter sa décision. Un dessein globaliste régulièrement mitonné dans les coulisses de Davos et grandement servi par la révolution de l’Intelligence artificielle. Par le côté obscur de cette innovation mise au service du contrôle, de la surveillance biométrique massive (reconnaissance faciale, empreintes rétiniennes, algorithmes prédictifs…) de l’exploitation des données personnelles, de la destruction de millions d’emplois. La technologie est désormais un excellent prétexte pour justifier les plans de licenciements chez Microsoft, Amazon, HP, Accenture ou encore Capgemini. Elle est surtout un excellent moyen pour rationaliser les coûts et gonfler les bénéfices. Des ponts d’or sont ainsi offerts aux meilleurs spécialistes de cette science censée stimuler le raisonnement et l’intelligence…les fonctions cognitives de certains présidents.
Georges Chabrier
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