L’édito du Kiosque : Municipales (2ᵉ tour) : la bonne martingale ?

Les résultats du premier tour des municipales ont préservé le suspens. Le choix est clair. Les électeurs saumurois ont le choix de reconduire la gauche modérée de Jackie Goulet, ou d’installer la droite très conservatrice de Bertrand Chandouineau. 

Bon, rien n’est joué ! L’optimisme non feint des troupes du maire sortant s’est quelque peu défraîchi, dimanche dernier à l’issue du 1ᵉʳ tour des élections municipales. Certes le résultat (42,76 %) laissait augurer le meilleur mais, malgré tout, la circonspection imposait un dernier effort pour extirper le drame d’un épilogue de mauvais aloi. Et ça, les troupes exercées de Jackie Goulet l’ont bien compris et accompli, battant le rappel de personnalités consentantes pour s’afficher en soutien de l’édile en place. Ainsi, 167 figures locales ont immédiatement publié une tribune passionnée et louangeuse pour « un nouveau chapitre et Jackie Goulet Claisse ». Si l’on rajoute le Parti communiste, le Parti radical de gauche, la CGT retraité et Grégory Blanc, sénateur Place publique et conseiller départemental, il semble que la mayonnaise ait pris sous le fouet énergique de la sollicitation. Manquent à l’appel de la mobilisation autour de la liste « divers gauche » les citoyens, écologistes et indépendants d’Isabelle Pucelle, très « satisfaite » d’avoir recueilli 8,64 %! Pas de consignes, avec le temps et la patience, la feuille du mûrier devient satin.  Elle nous reviendra donc dans six ans pour une nouvelle campagne pudique contre les adversaires du moment, parmi lesquels pourrait bien figurer le représentant de la nouvelle droite unifiée et solidaire, Bertrand Chandouineau.

Des promesses…

Une fusion imposée dans la confusion, la cohabitation de personnalités marquées par des engagements souvent radicaux. En premier lieu, Anne-Laure Blin, députée Les Républicains, opposée à l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution française et dénonciatrice de la “doxa populaire” actant le dérèglement climatique. Puis, dans la lignée de Christine Boutin et Jean-Frédéric Poisson, Emmanuelle Doaré du parti Via, la voie du peuple (parti Chrétien-démocrate) qui murmurait à l’oreille d’Éric Zemmour. Et, enfin, le sieur Babinet, référent départemental du mouvement de Marion Maréchal Le Pen. Celui-là même qui, ces derniers jours, fait œuvre pour effacer des réseaux sociaux toutes traces récentes de ses postures extrêmes. Nécessité, faisant loi, pour espérer gagner, il convenait donc de s’associer dans un élan enthousiaste, hymne à la joie d’être rassemblés pour mieux protéger. Quitte à oublier, déjà ! “Aucun compromis ne sera fait avec les extrêmes. Il est d’ores et déjà acté qu’aucune alliance de second tour, de quelque nature que ce soit, ne pourra se faire (…) avec des listes soutenues par des partis ou des groupuscules d’extrême droite, avait déclaré Séverine Lécuyer. Maladresse de débutante ou promesse n’engageant que ceux qui la reçoivent, l’avenir le dira. Mais, serment vaut parfois dette.

Georges Chabrier

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