« Ils les ont largement exprimées, notamment lors de la manifestation unitaire et ordonnée de vendredi. Ensemble, ils sont allés déposer leur liste de revendications à la sous-préfecture, faute de pouvoir y être reçu, la préfecture étant fermée ! Dans un contexte de rigueur budgétaire, alors que les bénéfices de certaines entreprises, notamment dans le secteur du raffinage, atteignent des niveaux considérables, et que les budgets en préparation prévoient toujours moins de moyens pour les services publics, les lycéens ont décidé d’exprimer leurs revendications. Classes surchargées, manque d’enseignants, d’infirmiers et de psychologues scolaires, d’AESH, locaux inadaptés, ateliers surchauffés…. : la liste des difficultés est longue. Elle ne relève pas de revendications abstraites, mais de la réalité quotidienne vécue par les jeunes et les personnels dans les établissements scolaires.
Faute d’avoir été entendus, à Saumur, comme partout en France, les lycéens entendent poursuivre leur mobilisation et espèrent désormais être enfin écoutés. Sans nul doute, leur mobilisation va continuer à se structurer. L’Union Locale FO appelle les enseignants et l’ensemble des personnels de l’Éducation à les soutenir et à faire entendre, eux aussi, leurs propres revendications.
Combien de professeurs manquent à l’appel ? Combien d’AESH ? Quel est l’état réel des locaux ? Quelles sont les conditions d’apprentissage et de travail dans nos établissements ? Les conditions d’apprentissage de notre jeunesse doivent être une préoccupation pour tous. Les lycéens sont notre jeunesse, ils sont aussi notre avenir. Leurs revendications rejoignent celles des personnels de l’Éducation et, plus largement, celles de tous ceux qui défendent un service public à la hauteur des besoins.
Ne nous laissons pas détourner de l’essentiel par la médiatisation d’incidents provoqués par des éléments extérieurs à leur mobilisation. Nos jeunes expriment sérieusement leurs revendications totalement légitimes. L’Union Locale FO de Saumur continuera à être à leurs côtés. Parce que leur mobilisation pose une question essentielle : quels moyens voulons-nous donner à notre jeunesse et à notre service public d’Éducation ? Les lycéens ont commencé à faire entendre leur voix. Il est temps qu’ils soient entendus. »
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