Depuis plusieurs jours, le Maine-et-Loire est placé en alerte rouge canicule. Face à cet épisode de fortes chaleurs, les communes du département se sont fortement mobilisées afin de garantir la continuité du service public scolaire et périscolaire, tout en assurant la sécurité des enfants. « Les réponses locales témoignent d’une forte réactivité, d’une grande capacité d’adaptation et d’une hétérogénéité des moyens et des solutions apportées », souligne Philippe Chalopin, président de l’AMF49. Sur l’ensemble du territoire, un socle de pratiques s’est progressivement généralisé pour faire face à la hausse des températures : installation de ventilateurs dans les classes et les locaux périscolaires, aération matinale des bâtiments, protection solaire des vitrages (films, couvertures, blanc de Meudon), développement de zones d’ombrage dans les cours (voiles, végétation) et déploiement de dispositifs hydriques (brumisateurs, points d’eau). « Ces mesures constituent aujourd’hui un socle minimal partagé par tous », se félicite Philippe Chalopin. Au-delà de ces aménagements, les communes ont adapté en profondeur leur organisation pour protéger la santé et la sécurité des enfants : maintien des cours le matin, limitation des activités l’après-midi, incitation des familles à récupérer les enfants à la mi-journée, adaptation des activités avec suppression des efforts physiques et renforcement de l’hydratation, ainsi qu’une mobilisation accrue des services périscolaires dans la gestion globale de la canicule.
Une question d’avenir
Cependant, malgré l’engagement des maires, des contraintes structurelles demeurent. Le bâti scolaire reste encore largement inadapté aux effets du changement climatique, et les décisions relatives à l’organisation du temps scolaire relèvent de l’Éducation nationale, limitant la capacité d’action des communes. Dans ce contexte, Philippe Chalopin appelle à « renforcer la coordination avec l’Éducation nationale afin de structurer de véritables doctrines locales de gestion des vagues de chaleur, permettant d’anticiper et d’harmoniser les réponses sur les territoires. Se posera nécessairement la question de l’adaptation des locaux à ces phénomènes caniculaires, les communes vont devoir engager des réflexions en profondeur. La question de la climatisation est posée mais là aussi il parait nécessaire de valider en amont ce dispositif qui ne s’inscrit pas le développement durable du territoire – des retours d’expérience doivent être analysés. Il faut à l’évidence engager une vraie réflexion et un plan d’actions rapides qui posera bien évidemment la question du financement ».
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