Maine-et-Loire. « J’ai pas école » : Le handicap exclut encore trop d’enfants de la scolarisation

Pour la 7ème année consécutive, l’Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) relance son opération #Jaipasécole. En 2025, il existe encore de nombreux enfants en situation de handicap mental qui n’ont pas accès à la scolarité, qui ne bénéficient pas d’une solution de scolarisation adaptée à leurs besoins ou à leur niveau, ou dont la scolarisation se limite à quelques heures par semaine… Focus sur les chiffres en Maine-et-Loire et en Saumurois.

L’Adapei 49, association parentale créée en 1959 et membre de l’Unapei, accompagne plus de 1 660 personnes en situation de handicap dans tout le département de Maine-et-Loire. « Nous sommes organisés en 6 pôles d’activité dont un concerne les enfants et adolescents. Nous disposons de 613 places dont 415 en IME et 124 en SESSAD. Au total, nous accompagnons réellement 635 jeunes dans l’ensemble de nos structures (certains jeunes étant accueillis en temps partiel) », détaille l’association. Elle est sollicitée très régulièrement par des familles pour des demandes d’admission auxquelles elle ne peut pas répondre « faute de places disponibles ». « Actuellement, 468 jeunes sont en liste d’attente dans les établissements et services de l’Adapei 49 », témoigne-t-elle. En ce qui concerne le territoire saumurois, l’association dispose d’un Institut Médico-Éducatif (IME), l’IME Chantemerle, et d’un Service d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile (SESSAD). Pour le premier, qui dispose de 40 places, 43 enfants et adolescents sont accompagnés et 15 sont sur liste d’attente. Pour le second, qui compte 18 agréments, 21 enfants sont suivis et 56 sont sur liste d’attente.

Faire évoluer la politique en matière de handicap

« Depuis longtemps, l’Adapei 49 se préoccupe de cette situation. Les financeurs nous ont soutenus pour créer des services d’accompagnement afin de renforcer l’inclusion scolaire en milieu ordinaire. Cela a permis de libérer des places en IME. Nous avons de nombreux partenariats avec l’Éducation nationale. Nous avons ouvert plusieurs unités d’enseignement ou classes externalisées dans des écoles, collèges ou lycées », commente l’Adapei 49. Toutefois, « malgré tous ces développements en matière d’inclusion scolaire, force est de constater qu’encore trop peu de jeunes sont accueillis dans les écoles du milieu ordinaire. Beaucoup trop sont sans solution d’accueil dans des établissements spécialisés et restent au domicile familial, sans accompagnement à la hauteur de leurs besoins. » Selon elle, la politique gouvernementale du handicap doit évoluer pour permettre : « L’inclusion scolaire, ce qui nécessite des moyens humains (augmenter le nombre d’enseignants mis à disposition par l’Éducation nationale en IME et à l’école ordinaire, augmenter le nombre d’Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH), favoriser la formation des enseignants…) pour soutenir les élèves et la communauté éducative. Ainsi que la création de places en IME et en SESSAD notamment pour tous les enfants qui, au regard de leur dépendance et de leurs besoins, ne pourront pas ou si peu bénéficier de scolarisation en milieu ordinaire. »

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