Malgré un contexte économique incertain, accentué par de fortes tensions sur la scène internationale, l’engouement pour l’entrepreneuriat populaire porté par l’Adie ne faiblit pas. C’est ce que confirment les résultats du rapport d’activité 2025 de l’association dans les Pays de la Loire : 726 entrepreneurs financés (+18,6 %) et accompagnés à la création et au développement de leur entreprise ; 957 financements octroyés pour un montant total de 3 919 904 € dont 231 microcrédits personnels pour des besoins de mobilité pour un emploi salarié (+17,2 %) ; 26 % percevaient les minima sociaux avant de créer leur entreprise (vs. 7 % en moyenne pour l’ensemble des créations d’entreprise en France). « L’impact positif de l’action de l’Adie est sans ambiguïté : 78 % des entreprises financées sont encore en activité au bout de 3 ans, contre 75 % en moyenne des entreprises individuelles au national. Par ailleurs, 95 % des personnes financées sont durablement insérées professionnellement, avec un taux de sortie des minima sociaux à 60 %. Pour les territoires, 1 € confié à l’association rapporte 4,94 € à la collectivité au bout de 2 ans (étude d’impact SROI de l’Adie, 2025). Ces données confirment le rôle essentiel que joue le microcrédit accompagné porté par l’Adie, pour créer de l’emploi porteur de sens, local et non délocalisable, alors que le taux de chômage augmente dans les Pays de la Loire – 6,5 % fin 2025, soit 0,6 point de plus en un an (Insee) », détaille l’association.
Les chiffres en Maine-et-Loire
En Maine-et-Loire, l’Adie a accompagné 187 entrepreneurs, dont 29% en quartiers prioritaires, confirmant son rôle clé dans le développement économique local et l’inclusion financière. En Maine-et-Loire, cette action repose sur l’engagement de 3 salariés et 15 bénévoles, qui accompagnent au quotidien des porteurs de projet exclus du système bancaire classique. Un accompagnement essentiel dans un contexte de hausse du chômage en Pays de la Loire (6,5 % fin 2025 en PDL, +0,6 point sur un an).
Le regard tourné vers la ruralité
En 2026 et 2027, l’Adie s’attachera à pérenniser le travail de renforcement de sa présence dans les quartiers prioritaires de la région, engagé en 2025 dans la droite lignée de son plan stratégique national. Objectif : libérer le potentiel entrepreneurial de ces territoires souvent délaissés. « Le développement de l’entrepreneuriat populaire est également particulièrement nécessaire dans les zones rurales ligériennes, qui concentrent 9 communes sur 10 et la moitié de la population régionale. C’est pourquoi l’Adie accentue sa démarche de proximité sur ces territoires, en développant ses actions d’« aller-vers » (visites sur les marchés, nombreuses permanences…), ses partenariats avec des acteurs locaux de l’insertion, et en renforçant son maillage territorial. Isolement, précarité, difficultés d’accès aux services : ce sont les réalités quotidiennes des quartiers prioritaires et des zones rurales, des territoires fragiles trop souvent délaissés. Preuve en est : dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) il y a 5 fois moins d’entrepreneurs que partout ailleurs en France. Seulement 1 entreprise sur 4 est créée en zone rurale, alors même qu’1 Ligérien sur 3 y vit. En 2025, parmi les entrepreneurs financés par l’Adie en Pays de la Loire, 25 % résident en QPV et 28 % en ruralité », souligne l’Adie.
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