Ces mesures s’appliquent dans les bois et forêts ainsi que dans un périmètre de 200 mètres autour, à compter du mardi 21 juillet 2026 à 12h. Pour tous les usagers, l’usage du feu est strictement interdit. Cela recouvre les feux de camp, barbecues, feux de Saint-Jean, lanternes… Interdiction également de fumer. Pour les particuliers, l’accès aux bois et forêts est interdit jour et nuit pour tous les véhicules motorisés (hors routes revêtues), ainsi que de midi à minuit pour les modes de déplacement doux, y compris les piétons. Pour les entreprises de travaux forestiers, agriculteurs, gestionnaires et propriétaires, services publics et de secours, l’accès aux bois et forêts reste autorisé mais doit être limité au maximum. Les travaux forestiers ne sont possibles qu’avant midi. Pour les agriculteurs : les travaux sur les grandes cultures (récolte et pressage de la paille) sont autorisés jour et nuit. Le broyage et l’entretien mécanique de la végétation à moins de 200 mètres d’une forêt est interdit. Les autres travaux peuvent être réalisés à condition d’être muni d’un moyen d’alerte, d’un système de travail du sol et d’un moyen d’extinction adapté. Enfin, hors usage agricole et travaux forestiers, tout usage d’un engin à moteur thermique comme électrique est interdit en dehors des habitations et des locaux des entreprises. « La plus grande prudence est indispensable afin de limiter tout départ de feu », rappelle le préfet de Maine-et-Loire. Aussi, il convient de respecter quelques consignes pour éviter tout départ de feu : Ne jetez jamais de mégot dans la nature ni par la fenêtre de votre véhicule ; N’allumez ni feu ni barbecue à proximité des zones boisées ou embroussaillées ; Réalisez vos travaux loin des pelouses et des herbes sèches et prévoyez une source d’eau à portée de main en prévention d’un éventuel départ de feu ; Respectez strictement les consignes des autorités et les éventuelles restrictions en vigueur. En cas de fumée ou de départ de feu, alertez immédiatement les secours (18 ou 112).
France : record de surfaces brûlées à la mi-juillet
Jamais, en 20 ans de mesures, autant de surfaces n’ont brûlé en France à la mi-juillet, selon les données satellitaires du système européen Effis, après notamment les vastes incendies dans le sud et en région parisienne ce mois. Plus de 42 000 hectares ont brûlé en France entre janvier et mi-juillet, dépassant le précédent record de 2022. Les surfaces brûlées en 2026 sont déjà nettement supérieures à l’ensemble de l’année 2025. De la forêt de Fontainebleau aux massifs de la Drôme, du Var et de la Corse, quelque 15.000 hectares sont partis en fumée depuis le début du mois, selon une analyse AFP des données du Système européen d’information sur les feux de forêt (Effis). Cela fait de ce mois le deuxième pire mois de juillet derrière 2022 (27.000 hectares). Contrairement à 2022, des feux de forêt massifs ont également été enregistrés par Effis en février 2026, traditionnellement une période d’écobuage et de feux allumés volontairement par les pompiers pour nettoyer les forêts. Le système européen, qui s’appuie sur des images satellitaires pour détecter les zones brûlées, ne recense que les incendies d’au moins 30 hectares. Dans les données arrêtées au 15 juillet sont comptabilisés tous les feux qui ont commencé avant cette date. Sa méthodologie diffère de celle des autorités françaises, qui ont indiqué lundi qu' »un peu moins de 40.000 hectares » avaient brûlé depuis le début de l’année. C’est « beaucoup plus que tout ce qui a été brulé l’année dernière et à la même période en 2022 qui était déjà une saison exceptionnelle » en terme d’incendies, a précisé lundi le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, sur France Inter. « La semaine qui s’ouvre est une semaine avec un risque assez sévère pour tout le sud-ouest et le sud-est », a-t-il prévenu. Sur une année complète, le record français s’élève à 66.300 hectares brûlés en 2022. Le total enregistré depuis le début de l’année 2026 représente près des deux tiers de ce niveau. La France est touchée, comme de grandes parties du continent européen, par une forte sécheresse, conséquence notamment de la vague de chaleur historique qui frappé la région en juin. De plus en plus intenses sous l’effet du réchauffement climatique, les feux de forêt ont brûlé plus d’un million d’hectares dans l’Union européenne en 2025 pour la première fois depuis le début des mesures d’Effis en 2006.
Avec AFP
S'inscrire gratuitement à la newsletter
Nous contacter
Lettre d'infos
écrire
communiquer Copyright © IGNIS Communication Tous droits réservés
