Maine-et-Loire. Les syndicats disent « Non » à la carte scolaire

Ce jeudi, inspection académique et syndicats de Maine-et-Loire se sont réunis pour échanger sur la prochaine carte scolaire. Les syndicats ont unanimement voté contre les propositions d’ouvertures et de fermetures du DASEN. De nouvelles discussions auront donc lieu lundi prochain.

Ce jeudi 15 février 2024 s’est tenu un comité préparant la carte scolaire de la rentrée 2024. Il réunissait les services de l’inspection académique et les syndicats. Le DASEN (Directeur académique des services de l’Éducation nationale) y a proposé une première mouture avec 53 fermetures et 26 ouvertures de classes pour la prochaine rentrée sur le territoire du Maine-et-Loire. Toutefois, cette proposition n’a pas l’unanimité, du moins pas dans le sens du DASEN. En effet, l’ensemble des organisations syndicales ont voté contre ces propositions. En conséquence, l’ensemble des mesures envisagées par le directeur académique est de fait suspendu. L’instance est donc reportée au lundi 19 février. Les mesures de carte scolaire seront travaillées de nouveau au cours de l’instance reportée. A suivre donc…

L’Education méprisée

« 5 ministres successifs au Ministère de l’Éducation en moins de deux ans ! Certainement un record d’instabilité. La valse des ministres marque un temps d’arrêt avec la nomination de Nicole Belloubet, mais la FSU-SNUipp n’est pas dupe. Le mépris porté à l’Éducation Nationale s’est affiché au grand jour : un ministère fondu avec celui des sports pour permettre l’accès au pouvoir d’une camarade de promotion du Président, laquelle dès sa nomination heurte toute la communauté éducative en diffusant mensonges, propos à charge contre l’école publique qu’elle est pourtant censée servir, et louanges envers un établissement privé qui s’avère sexiste et homophobe ! Mais l’instabilité ministérielle n’est qu’apparente. En coulisses, c’est toujours le président Macron et sa feuille de route de démantèlement des services publics qui sont à l’œuvre. Assisté par un Premier Ministre qui a annoncé emporter avec lui le dossier de l’Éducation à Matignon, l’Elysée continue de dérouler – à contre-courant des aspirations des personnels qui font l’école – sa vision rétrograde. Le modèle de gouvernance actuel prône le conservatisme économique, écologique et social » a déploré le SNUIPP FSU 49 dans sa déclaration liminaire (voir ici). Pour le syndicat, il y a « urgence à : investir pour abonder la brigade de remplacement afin d’assurer la continuité du service public d’éducation, permettre des départs massifs en formation… ; investir pour offrir des conditions salariales décentes aux AESH afin de permettre leur recrutement et accompagner l’école inclusive qu’il ne suffit pas de décréter pour qu’elle soit réalité ; investir pour des RASED complets et formés afin de permettre aux élèves en difficulté d’être accompagnés dès la maternelle ; investir pour prendre en compte tous les élèves d’ULIS dans les effectifs globaux d’école afin d’assurer une inclusion dans des conditions respectueuses ; investir pour ouvrir des postes en RASED, en ULIS, en IME, en ITEP pour pouvoir répondre aux notifications de droit des élèves en attente de solution adéquate ; investir pour comptabiliser tous les élèves de Toute Petite Section sur le département afin d’enrayer l’abandon de la scolarisation de cette tranche d’âge, pourtant enjeu majeur dans la suite de la scolarité ; investir pour le retour à des postes d’enseignants supplémentaires afin de favoriser les regards croisés sur les élèves ; investir dans la formation continue, la formation initiale, le lien avec la recherche… ; investir dans la médecine scolaire à destination des élèves et la médecin de prévention à destination des agents ; investir pour la rémunération conséquente et sans contrepartie des enseignants. »

 

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