Dans un contexte national toujours marqué par de fortes contraintes budgétaires, la Région choisit de « maintenir le cap de ses économies de fonctionnement » afin de « préserver sa capacité à investir (510M€) et réaffirmer ses grandes priorités » à savoir : « la jeunesse, le développement des entreprises et les transitions ». Pour préserver ses investissements, la Région a fait le choix de ne pas toucher à la fiscalité : « Fidèle à ses engagements, la Région poursuit cette trajectoire exigeante et refuse de recourir au levier fiscal (sur la carte grise comme le Versement mobilité), dans un objectif clair : préserver le pouvoir d’achat des Ligériens et la compétitivité des entreprises », souligne-t-elle. La Région présente ainsi au vote de l’Assemblée régionale un budget 2026 de 1 945,22M€, un budget qui place « la sobriété et l’efficience au cœur de ses politiques publiques. »
La Région poursuit ses économies
La Région fait face aux nouvelles baisses de recettes de l’Etat, mais souhaite poursuivre sa dynamique et se félicite de « maintenir ses équilibres financiers ». Elle poursuit ainsi son plan d’économies de 100 millions d’euros initié il y a un an, avec une nouvelle baisse des dépenses de fonctionnement de 15,6 millions d’euros par rapport à 2025 (82M€ réalisés en 2025), dont une baisse des dépenses de communication (-8%) et RH, en dépit de l’inflation. Elle maintien une capacité d’investissement à hauteur de 510,17 M€ et une épargne brute en hausse : 272,32 M€ pour 2026 contre 223,87 M€ en 2025. « Notre capacité de désendettement est contenue à 9,4 années. Elle atteindrait 12,8 années sans le plan d’économies », assure la majorité régionale. Parmi les grandes lignes d’investissements, on retrouve notamment dans ce budget 2026 :
– 122,5 M€ pour poursuivre la Stratégie d’investissement dans les lycées, en hausse par rapport à 2025 (120 M€)
– Le maintien de la dotation aux 117 lycées publics (41 M€)
– La poursuite du programme « un ordi au lycée » (19,5 M€), au service de l’équité d’accès au numérique
– Consolidation de la formation professionnelle avec 18 500 places en 2026, dont le dispositif « 1 emploi = 1 formation »
– Maintien des formations sanitaires et sociales (60,2 M€)
– 115,5 M€ investis pour les transports
– 1,6 M€ pour la reconquête de la ressource en eau…
Un budget loin d’être courageux pour l’opposition
Si la Région se satisfait de ce budget, ce n’est pas le cas de l’opposition. Pour Guillaume Garot, chef de file du Printemps des Pays de la Loire : « Nous votons un budget pour l’année 2026 dans un contexte national incertain. Pour Christelle Morançais et sa majorité, ce serait un budget « courageux ». Il n’y a pourtant rien de courageux à supprimer les moyens d’existence des associations et ainsi mettre en péril 6 500 emplois sur le territoire. Il n’y a rien de courageux non plus à endetter la Région depuis 10 ans, la plaçant désormais à la troisième place du triste podium des Régions les plus endettées de France. Cette dette, Christelle Morançais la fait payer aux habitants. » Le groupe demandent notamment une évaluation du dispositif « Un ordi au lycée ». « Cela fait maintenant 5 ans que la Région distribue un ordinateur à tous les élèves de seconde et en première année de CAP. Aujourd’hui, ce sont 240 000 appareils distribués, financés en grande partie sur des fonds européens et 11,5 millions d’euros investis cette année par la Région pour poursuivre ce dispositif. Pourtant, malgré sa mise en avant régulière, aucune évaluation globale n’a été réalisée à ce jour. Après 5 ans, il serait essentiel d’en mesurer l’impact, tant sur le plan pédagogique que sur l’usage concret de ces outils par les jeunes Ligériens » souligne Céline Véron, conseillère régionale du Maine-et-Loire et membre de la commission jeunesse. Les élus du Printemps des Pays de la Loire s’interrogent par ailleurs sur la fermeture annoncée le l’agence Solutions & Co : « Le 17 octobre 2025, Christelle Morançais a annoncé au conseil d’administration la fermeture de la Société Publique Régionale et du Groupement d’Intérêt Economique. Quant à la Société d’Economie Mixte, elle se maintient uniquement sur ses activités immobilières. Toujours dans la brutalité et sans concertation, Christelle Morançais évoquait également le licenciement d’une quarantaine de salariés et le reclassement d’une trentaine au sein des services de la Région. Rien dans l’analyse des comptes des derniers exercices, ni dans les rapports d’activité, ni dans les débats ne laissait présager une telle décision. Aucune d’entre elles ne présente de difficultés financières », commente Guillaume Garot. Enfin, alors que l’agence de l’eau Loire-Bretagne publiait récemment un bilan de l’état des eaux stockées en sous-sol ou circulant en surface sur nos territoires montrant « de nombreux reculs, et signaux d’alertes », « l’eau ne semble pas être la préoccupation première de Christelle Morançais. En témoigne sa volonté de se retirer de l’Établissement public Loire. Sans une mobilisation forte et immédiate, les habitants risquent de voir remis en cause un droit fondamental : l’accès à une eau saine, garante de leur bonne santé », poursuit le député Mayennais. Et Guillaume Garot de conclure : « Derrière les photos et les coups de communication, se cache la réalité : les Missions Locales sacrifiées, des crédits éducatifs d’autonomie dans les lycées en baisse… Il y aurait tant à faire, pourtant, pour bâtir un autre budget, avec une autre méthode que celle de la brutalité et d’autres priorités que celles d’en finir avec la solidarité entre les territoires et entre les habitants. »
S'inscrire gratuitement à la newsletter
Nous contacter
Lettre d'infos
écrire
communiquer Copyright © IGNIS Communication Tous droits réservés
