En région Pays de la Loire, 22,8 M€ de fraudes ont été détectées et stoppées en 2025, dont 4.7 millions d’euros pour le Maine-et-Loire : 11M€ ont été détectés avant mise en paiement (contrôle et détection a priori) et 11,8 M€ détectés a posteriori (générant des indus). Ces fraudes recouvrent des situations très diverses, selon les acteurs concernés et les types de fraudes :
– Les fraudes commises par les assurés : elles représentent près de 40% des dossiers et 27 % des fraudes en montants, soit environ 6 M€. Elles portent notamment sur : les arrêts de travail (1,4M€), les fraudes aux droits (1M€), les rentes Arrêt de travail/Maladies professionnelles (2,5M€), les pensions d’invalidité (1,3M€).
– Les fraudes commises par des professionnels de santé libéraux (dont les centres de santé) : elles concentrent près de la moitié des montants, pour 22 % des dossiers traités. Certains acteurs totalisent à eux seuls des montants particulièrement élevés, notamment les audioprothésistes (4,3 M€), les centres de santé (1,8 M€), ou encore les transporteurs (1,5 M€).
Un système renforcé face à la sophistication des fraudes
Dans un contexte marqué par l’évolution rapide des pratiques frauduleuses, plus complexes et plus organisées, l’Assurance Maladie des Pays de la Loire mobilise plus de 60 agents dédiés, spécialement formés à la lutte contre les fraudes : statisticiens, juristes, investigateurs, agents agréées assermentés, praticiens conseils… Et, depuis un an, l’appui de 6 Pôles Interrégionaux d’Enquêteurs Judiciaires (PIEJ, près de 60 agents au niveau national). « Pour réduire les risques de fraudes et éviter de verser des sommes indues, l’Assurance Maladie développe aussi les actions et les dispositifs agissant en amont, afin de sécuriser l’ensemble du système de santé. Cette stratégie préventive a ainsi permis d’éviter près de 11 M€ de fraudes en 2025 dans la région des Pays de la Loire, et constitue l’axe prioritaire des actions anti-fraudes de l’Assurance Maladie », souligne l’organisme. Sur le champ des arrêts de travail, les résultats sont concrets grâce au déploiement de : « La transmission directe et sécurisée des arrêts par les professionnels de santé (téléservice e-AAT) et du formulaire Cerfa sécurisé, qui empêche toute falsification des arrêts de travail papier. » Dans le domaine des médicaments, cette logique préventive se décline également à chaque étape du parcours, de la prescription à la délivrance : « L’ordonnance numérique, qui permet de fiabiliser les prescriptions et de réduire tout risque de faux ; L’ordonnance sécurisée, obligatoire pour certains médicaments sensibles, qui contribue à prévenir les détournements ; Asafo-Pharma, qui permet aux pharmaciens de signaler en temps réel les ordonnances suspectes. » Les schémas de fraude auxquels est confrontée l’Assurance Maladie évoluent : réseaux mieux organisés, mécanismes plus sophistiqués. « Ce constat appelle à une vigilance, à l’adaptation des méthodes d’action, et également à une prise de conscience de chacun. La fraude nuit à notre bien commun qu’est l’Assurance Maladie, régie par le principe solidaire de « cotiser selon ses moyens, recevoir selon ses besoins ». Pour l’Assurance Maladie des Pays de la Loire, la lutte contre la fraude est donc un enjeu citoyen et central pour la pérennité notre système de protection sociale », conclut-elle.
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