6 à 8 minutes pour emporter et convaincre un jury choisi : Maggy Deligeon (présidente du TJ de Saumur), Sophie Tubiana (ancien bâtonnier de l’ordre des avocats et en charge de la culture à l’agglomération de Saumur), Juliette Durant (avocate au barreau de Saumur), Audrey Rajca (avocate au barreau de Saumur), Sybille Bourreau (enseignante), Gilles Carré (comédien). Les sujets invitaient à la réflexion : « On rencontre sa destinée souvent par des chemins qu’on prend pour l’éviter » (La Fontaine), « La victoire sur soi est la plus grande des victoires »,(Platon), « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière » (Rostand), …

Pertinence du propos, plaisir des mots, qualités oratoires, c’est finalement Pauline Boulay, du collège Honoré de Balzac, que le jury attentif a élu meilleure oratrice, avant Martin Lemonier, de Saint Louis, (« Où serait le mérite si les héros n’avaient jamais peur ? », A. Daudet) et Jules Régnier, du collège Saint Joseph, (« L ‘ennui, c’est le luxe suprême », Gaël Faye). Le public a de son côté choisi Martin Lemonier. « Pauline, scolarisée en 3è au Collège H. de Balzac à Saint Lambert des Levées, avait pour sujet une phrase de Simone Veil : « Mon premier réflexe est toujours de dire non ». Prenant appui tant sur l’autrice de la citation que sur sa vie de collégienne, Pauline a appelé avant tout avec douceur mais conviction, à savoir prononcer un « non » plein et entier, même quand tout autour incite à dire « oui » ; parce que « le plus important est de rester fidèle à ce que l’on est ». Sages paroles de cette collégienne qui a su surmonter sa réserve avec brio », relate Constance Vallette, enseignante au Collège Balzac et co-organisatrice du projet avec maître Nicolas Terlain depuis 3 ans. Initiés à l’éloquence par ce dernier, avocat et co-porteur du projet, les candidats sont aussi guidés dans les classes par leurs enseignants respectifs. « Tous goûtent à ce difficile exercice de la prise de parole en public, tous expérimentent le pouvoir de la parole. Le jour J, les finalistes bénéficient en plus des ultimes conseils du comédien Gilles Carré et du soutien de leur professeur de lettres, lors d’une matinée de répétition avant de faire le grand saut », poursuit-elle. Selon elle, les points forts et bénéfices du concours sont multiples : « La gratuité. Le temps donné. Les rencontres et parfois belles amitiés qui naissent dans l’attente inquiète et enthousiaste des finalistes dans les loges. Le travail à l’unisson d’enseignants issus du privé et du public. Le lien tissé chaque année un peu plus fort entre le monde de l’Ecole et celui de la Justice. Bienveillance et formation, plaisir et audace, le concours d’Eloquence des Collèges du Saumurois enflamme depuis trois ans le Dôme de Saumur et passionne les collégiens. La langue de Molière enchante encore aujourd’hui et trouve dans ce projet de très beaux ambassadeurs. »
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