Depuis 2011, Science Factor bouscule les stéréotypes et révèle le potentiel scientifique des jeunes : cette compétition nationale, soutenue par quatre ministères, invite des élèves de la 6e à la Terminale à concevoir des inventions utiles à la société, à condition que chaque équipe soit pilotée par une fille. Le 18 mars 2026, les 15 équipes finalistes de cette nouvelle édition se retrouvent au siège social d’ENGIE pour la remise des 6 prix du Palmarès 2026. « Six prix seront remis parmi les 15 finalistes, récompensant l’excellence scientifique et citoyenne des équipes dans les catégories : Prix Collège, Prix Lycée, Prix Care, Prix Énergie ENGIE, Prix Numérique Orange et Prix Égalité filles-garçons. Les lauréats repartent avec des chèques cadeaux (125 € par personne) et peuvent bénéficier d’un accompagnement durable par les partenaires de Science Factor pour concrétiser leur projet », expliquent les organisateurs.
Des innovations qui répondent aux défis du monde réel
Des plages envahies de sargasses aux ruches menacées par les frelons asiatiques, des élèves malentendants isolés en classe aux collégiens qui oublient leur cartable : les finalistes de cette édition ont imaginé des solutions concrètes à des problèmes bien réels. Parmi les projets en compétition :
– Les CJAMS’SA — Un robot autonome pour débarrasser les plages des sargasses
– MIME — Une application pour simplifier la communication des malentendants
– SAC I Mahorais— Un cartable connecté pour que les élèves n’oublient plus leur matériel
– Bee or not to Bee — Un système intelligent pour protéger les ruches des frelons asiatiques
– Lucid — Une IA éducative hors-ligne pour accompagner les élèves en difficulté
– Main dans la main — Une plateforme de mise en relation solidaire entre particuliers
– Effet Biathlon Laser — Un kit de biathlon à carabines laser pour des compétitions plus sûres
– Girls on Stage — Une plateforme de stages de 2nde qui favorise l’égale implication des filles dans la tech.
Zoom sur une invention saumuroise : Bee or not to Bee
Cette année, les Pays de la Loire sont représentés par une équipe finaliste du Lycée Duplessis-Mornay de Saumur. Leur invention : Bee or not to Bee. Les élèves ont imaginé un système intelligent capable d’analyser les battements d’ailes des insectes afin de distinguer les abeilles des frelons asiatiques. Lorsqu’un frelon est détecté, l’apiculteur est alerté en temps réel afin de protéger les ruches. « Les frelons asiatiques représentent une menace importante pour les ruches et les abeilles. Afin de mieux protéger les colonies, notre projet consiste à mettre en place un système de détection permettant d’identifier la présence des frelons autour de la ruche. L’idée repose sur des capteurs capables de différencier le battement d’ailes des frelons de celui des abeilles en mesurant leur fréquence : les frelons ont un battement d’aile plus grave (entre 110 et 130 Hz) que celui des abeilles (200 Hz). Grâce à cette différence, il serait possible d’envoyer une notification sur une application destinée à l’apiculteur lorsqu’un frelon est détecté à proximité de la ruche. Lorsqu’un frelon passerait devant ces capteurs, le système analyserait les données et enverrait une notification sur le téléphone de l’apiculteur. Une caméra pourrait confirmer visuellement la présence d’un frelon. Les informations recueillies permettraient ensuite d’activer ou non les pièges en temps réel. Les capteurs placés sur ou près de la planche d’envol permettraient de détecter la fréquence des battements d’ailes », détaillent Lola, Virginia, Anaëlle et Ewann. L’objectif est de protéger les colonies d’abeilles tout en réduisant le stress qu’elles subissent. « Les insectes pollinisateurs ont une énorme importance dans les écosystèmes et la biodiversité. Ils sont nécessaires notamment dans l’obtention des végétaux consommés par les Hommes », poursuit le groupe de lycéens. « Ce dispositif est innovant car il permettrait aux apiculteurs de pouvoir surveiller leurs ruches à distance, d’être plus rapides dans la détection du frelon et dans la mise en place de pièges », conclut-il.
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