Saumur. Ses proches ont dit au-revoir à Camille Richard, figure saumuroise au grand cœur

En début de semaine se sont tenus les obsèques de Camille Richard, figure saumuroise emblématique.

Lundi 6 juillet, tous ses amis se sont rassemblés en l’église Notre Dame de Nantilly pour saluer une dernière fois Camille Richard parti à 92 ans. Figure militante et associative Saumuroise né à Genneton, c’est Mauzé-en-Thouarsais qui verra grandir le petit garçon. Il y fera une rencontre déterminante, celle d’un instituteur : « il m’a sauvé la vie ! » répétera Camille jusqu’au soir de son existence. Un enseignant qui inlassablement montrera à Camille sa valeur et son importance. Il dessinera son chemin fait d’équité et de transmission, à lui qui savait tout faire de ses mains. Camille n’aura eu de cesse de donner ce qu’il avait reçu, d’expliquer et d’encourager. Une mission qu’il s’était donné inlassablement à l’association « l’outil en main » pour que chacun trouve sa place dans une société où il est bon de s’exprimer et parfois même de revendiquer. Ce fut jusqu’au bout le credo d’un homme de bonté qui disait sa résistance pour défendre le Thouet, la rivière de son enfance ou pour promouvoir la cause du moulin du Vigneau ainsi que, en tant que militant syndical celle des ouvriers et de leur bien-être au travail. De la nature qu’il chérissait, il avait su donner aux autres ces leçons de vie qui rendent le quotidien plus heureux, lui qui avait parcouru avec son épouse chérie Germaine des kilomètres dans les Pyrénées. Ses enfants ont reçu de lui cet humanisme en héritage lui qui avait mille et un projets et un merveilleux goût de lai vie Jusqu’au soir de son existence il a gardé cette flamme et offert quelque chose à chacun pour continuer le chemin. Albert Camus, prix Nobel de littérature prit sa plume au terme de la cérémonie et dans une lettre émouvante remercia son instituteur à qui il pensait devoir son prix prestigieux. Ainsi fit Camille qui ne cessa toute sa vie de rendre hommage à ce maître exceptionnel d’une petite école des Deux-Sèvres. Ce soir, un grand homme est parti qui souhaitait quitter ce monde en été pour que ses amis n’aient pas froid à sa messe : ultime générosité d’un altruiste qui manquera à tous.

Cécile Bodeven

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