PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) France est une association à but non lucratif dédiée à établir et protéger les droits de tous les animaux. PETA œuvre par le biais de la sensibilisation du public, par la recherche, la législation, des événements spéciaux, l’implication de personnalités ainsi que des campagnes de protestation. Alors qu’un projet prévoit l’implantation d’un élevage intensif de 560 veaux à Verrie, PETA a fait part de son opposition à cette exploitation par le biais d’une lettre envoyée au préfet de Maine-et-Loire, l’appelant à rejeter cette demande qui entraînerait l’enfermement permanent de centaines de jeunes animaux dans des bâtiments industriels, sans aucun accès au plein air. Des habitants mobilisés au sein du collectif Verrie Bad Trip, des élus locaux et de nombreux citoyens ont également exprimé leur opposition à ce projet, notamment à travers des pétitions, des rassemblements et des prises de position publiques (relire nos articles sur le sujet). Le projet fait face à une importante contestation locale. Le collectif Verrie Bad Trip, créé par des habitants opposés à l’élevage, a mobilisé de nombreux citoyens contre cette implantation et les conseils municipaux de Verrie et de Saumur ont également exprimé leur opposition au projet, faisant écho aux inquiétudes de nombreux riverains concernant le bien-être animal et son impact sur leur territoire.
« Les veaux sont des êtres sensibles qui ressentent la douleur, la peur et le stress »
« Autoriser un nouvel élevage intensif de veaux reviendrait à tourner le dos aux attentes croissantes des citoyens et résidents locaux en matière de respect des animaux et de protection de l’environnement », déclare Mimi Bekhechi, directrice exécutive de PETA. « Les veaux sont des êtres sensibles qui ressentent la douleur, la peur et le stress, mais aussi le besoin de passer du temps avec leur mère, d’explorer et d’interagir avec leur environnement. Nous exhortons la préfecture à écouter les préoccupations des habitants et à refuser ce projet qui condamnerait des centaines d’êtres à une vie de privations. »
Jusqu’à 1000 veaux par an
Si cet élevage était autorisé, 560 veaux (en simultané, et 1000 par an) y seraient exploités, maintenus entièrement en bâtiment, répartis dans quatre tunnels d’élevage. Ils seraient élevés sur caillebotis, sans pâturage ni accès à un parcours extérieur, jusqu’à leur départ pour l’abattoir. « Ces jeunes bovins seraient privés de comportements essentiels à leur bien-être, comme se déplacer librement, courir, jouer, brouter ou explorer leur environnement », estime l’association. « Les veaux sont des animaux sociaux et curieux qui, comme tous les jeunes mammifères, ont besoin de soins, de contacts et de stimulation. Dans l’industrie de la viande de veau, ils sont généralement séparés de leur mère peu après leur naissance – alors qu’ils tissent de forts liens affectifs, comme les mères humaines et leurs bébés, et ressentent des émotions comme la peur et le stress – afin d’être élevés pour leur chair », poursuit-elle.
Quid de l’environnement ?
Au-delà du bien-être animal, ce projet suscite également de fortes inquiétudes environnementales. Installé dans le village de Verrie, au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, le projet prévoit d’utiliser 2 500 m³ d’eau par an. L’élevage produirait par ailleurs d’importantes quantités de lisier, stockées dans une fosse extérieure avant épandage sur plusieurs communes, dont Verrie, Saumur, Gennes-Val-de-Loire et Doué-en-Anjou. « Ces effluents contribuent à la pollution des sols et des eaux par les nitrates et autres nutriments, ainsi qu’aux émissions d’ammoniac, un gaz polluant responsable de l’acidification des milieux naturels et participant à la formation de particules fines nocives pour la santé humaine », indique PETA. « La proximité du projet avec Saumur, situé à environ un kilomètre, soulève également des questions concernant les nuisances potentielles pour les riverains, notamment les odeurs, le bruit et l’augmentation du trafic lié aux transports d’animaux, d’aliments et d’effluents », ajoute l’association.
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