Frédéric Mortier, maire de Longué-Jumelles et enseignant dans un lycée privé angevin était jugé le mercredi 4 octobre au tribunal d’Angers, poursuivi pour harcèlement moral et pour provocation publique à la discrimination en raison de l’origine, l’ethnie, la race ou la religion, ainsi que pour dénonciation calomnieuse. Des faits pour lesquels le procureur de la République avait requis une peine de dix mois de prison avec sursis et 1 000 € d’amende, ainsi qu’une interdiction d’enseigner pour une durée de cinq ans (relire nos articles). La décision, mise en délibéré, a été rendue ce vendredi 15 décembre 2023.
Frédéric Mortier innocenté et condamné
Ce 15 décembre comme prévu, le tribunal a remis son délibéré : Relaxé pour les faits de dénonciation calomnieuse et ceux de harcèlement moral, Frédéric Mortier a été condamné pour des faits d’incitation à la haine. Pour ces derniers, le tribunal le condamne à une amende de 2 000 € et devra verser, sur l’action civile, la somme de 1 000 € à l’élève victime, 1 000 € à SOS Racisme et 1 € symbolique à la Ligue des Droits de l’Homme.
« C’est une décision extrêmement importante, qui corrige beaucoup de mensonges et approximations proférés en cours d’enquête et même encore devant le tribunal » se sont félicités les avocats du Maire de Longué, Mes Cyrille Guillou et Pascal Rouiller.
« Reste un fait que le tribunal retient comme constituant une infraction à la charge du prévenu, qui pourtant n’a jamais eu aucun propos ni aucune pensée raciste ; Monsieur Mortier va donc interjeter appel de cette condamnation résiduelle afin que la Cour d’appel restaure définitivement son honneur. »
Pour le moment Frédéric Mortier est donc en mesure, s’il le souhaite, de reprendre son activité d’enseignant.
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