Un peu d’histoire : 30 août 1944, Saumur libérée

Ce samedi 30 août 2025, la ville de Saumur organisera une cérémonie commémorative à 18h dans la cour de l’Hôtel de Ville pour la Libération de Saumur. L'occasion de revenir sur les événements de ce 30 août 1944

A la fin de mois de mai 1944, « les Saumurois sont partagés entre l’espoir de la fin de l’occupation et la crainte des représailles des troupes allemandes en déroute. Les nombreuses alertes d’attaques aériennes augmentent la tension ambiante », indiquent les archives municipales de Saumur. En effet, une troupe de quelque 1 500 soldats allemands défend le front de Saumur depuis Trèves, jusqu’à Candes-Saint-Martin. « Les S.S. de la Division Goetz von Berlichingen multiplient les insolences, les pillages et les vols de nourriture et de véhicules. La population semble résignée face à l’occupant, même si, à plusieurs reprises et de façon isolée, elle lui manifeste son hostilité. Cependant, le ravitaillement reste la préoccupation majeure. Les bombardements aériens, annoncés par la radio de Londres, commencent alors », racontent les archives. Entre le 29 mai et le 9 juin, la ville de Saumur (le quartier des Ponts, la Gare, Nantilly) est sous le feu des bombardements des Alliés. « Au total, Saumur aura subi 14 bombardements aériens, dont trois de nuit particulièrement violents. Ils auront fait une centaine de victimes », soulignent les Archives.

D’abord Angers et Paris

Et d’ajouter : « Le 10 août, Angers est libérée. Les Saumurois espèrent voir défiler les troupes américaines dans leur cité, mais les Alliés réservent leurs forces pour leur avancée vers Chartres et Paris. A partir du 11 août, les Allemands commencent la destruction des emplacements stratégiques : le pont Napoléon, le pont Cessart, le pont de fer et le transformateur électrique de Distré. Les bicyclettes sont réquisitionnées par les Autorités allemandes. Le 14 août, c’est l’état de siège. Le quartier de la gare est séparé du reste de la ville. La population est prise entre le poste FFI de la Ronde et les postes allemands installés dans ce quartier. Les Allemands menacent la population de représailles, volent des bicyclettes et préparent leur départ. L’évacuation de l’Hôtel de Ville et des habitants, situés à l’intérieur d’un quadrilatère compris entre les quais Carnot et Mayaud, les rues de la Fidélité, Bonnemère, St Nicolas et Saint-Jean est organisée. Les Allemands commencent à incendier la Croix-Verte. » Puis, le 25 août, la libération de Paris est annoncée. « Le chef allemand de la place de Saumur, Englert, et la Feldgendarmerie quittent l’Hôtel Mayaud. On apprend alors qu’Hitler a donné l’ordre de repli général à ses troupes de l’Ouest. Après avoir prétendu ensevelir Saumur sous les ruines pour sauver « l’honneur de la ville », le major Eckert quitte le château de Bagneux le 29 août. Les derniers Allemands abandonnent Saumur en fin de journée et dans la nuit. Ils n’oublient pas de faire sauter le pont Fouchard et les installations téléphoniques », relatent-elles.

Le 30 août 1944

Finalement, le matin du mercredi 30 août, Saumur est libérée, les Allemands prennent la fuite vers la Touraine par Doué-la-Fontaine et Montreuil-Bellay. La première cérémonie officielle de la libération de Saumur a lieu le 1er septembre. Au lendemain de la libération, certains Saumurois demandent des comptes et réclame vengeance. Pour éviter une montée en pression, les autorités « organisent, de manière quasi officielle, quelques tontes publiques de Saumuroises désignées comme « collaboratrices », dans la cour de la gendarmerie », indiquent les archives de Saumur. Et de conclure « Enfin, tous n’ont pas la chance de connaître la liberté le 30 août 1944. Les tziganes, internés pour raison raciale au camp de Méron, à Montreuil-Bellay, n’en sortent, pour seulement une partie d’entre eux, qu’en janvier 1945. »

Infos pratiques : Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://archives.ville-saumur.fr/r/30/la-liberation-de-saumur/

 

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