Chinon. Le démantèlement d’un ancien atelier va commencer à la centrale nucléaire

L’Agence de Sureté Nucléaire (ASN) met à jour les prescriptions encadrant les prélèvements d’eau, les transferts d’effluents liquides et les rejets gazeux et de la surveillance de l’environnement afin de permettre le démantèlement de l’atelier des matériaux irradiés (AMI), qui effectuait notamment des études sur des éléments irradiés.

L’installation nucléaire de base (INB) 94, dénommée atelier des matériaux irradiés (AMI), est implantée sur le site nucléaire de Chinon exploité par EDF. Les activités d’expertise de combustibles irradiés sont arrêtées depuis 2000 et l’AMI a cessé de fonctionner en 2015. Cette installation était constituée d’un ensemble de laboratoires et disposait d’un entreposage de déchets anciens. Les activités de l’AMI en matière d’expertise de matériaux activés ou contaminés et de fluides des circuits des réacteurs ont été arrêtées. Elles ont été complètement transférées en 2015 vers une nouvelle installation du site de Chinon, le Laboratoire spécialisé dans l’expertise des matériaux (Lidec). Entre 2015 à 2019, l’exploitant a mené les opérations de vidange et de rinçage des capacités d’entreposage d’effluents liquides et évacué les déchets disposant d’une filière d’élimination. Le décret prescrivant le démantèlement de cette installation a été publié le 2 mai 2020. L’ASN a encadré les opérations de démantèlement par une décision du 17 novembre 2020 soumettant à son accord la réalisation d’opérations de démantèlement et fixant les prescriptions relatives au démantèlement de l’INB 94. Les rejets de l’AMI sont actuellement réglementés par deux décisions, qui encadrent l’ensemble des rejets du site de Chinon :
– la décision n°2015-DC-0527 de l’ASN du 20 octobre 2015 fixant les limites de rejet dans l’environnement des effluents des installations nucléaires du site de Chinon.
– La décision n° 2015-DC-0528 de l’ASN du 20 octobre 2015 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvement et de consommation d’eau, de rejet d’effluents et de surveillance de l’environnement des installations nucléaires du site de Chinon.
Ces décisions doivent être mises à jour pour encadrer les activités spécifiques liées au démantèlement de l’AMI.

Le démantèlement de l’AMI

« Les étapes du démantèlement consistent principalement en une série de chantiers de découpe d’équipements et de dépose de systèmes, qui bénéficient d’un retour d’expérience important et mettent en œuvre des procédés « usuels » du démantèlement. De plus, l’enjeu de sûreté associé à ces étapes est faible, compte tenu de la réduction importante de l’inventaire radiologique lors des opérations préparatoires au démantèlement. Par ailleurs, des dispositions sont mises en œuvre pour réduire le risque de dissémination de substances radioactives ainsi que pour contrôler le bon fonctionnement de la filtration des circuits de ventilation. Les activités menées vont toutefois conduire au rejet d’une faible quantité de radioéléments émetteurs de rayonnements alpha, sous forme gazeuse. En parallèle, l’arrêt de l’exploitation entraine une diminution importante de rejets d’autres radioéléments tels que les gaz rares », indique l’ASN dans un communiqué. Pour encadrer ces opérations, dont les effets ont été présentés par EDF dans l’étude d’impact de son dossier de démantèlement, ces décisions sont mises à jour. Les modifications décidées par l’ASN portent notamment sur :
– la mise à jour des valeurs limites de rejet des effluents gazeux liées aux opérations de démantèlement ;
– l’adaptation des modalités de surveillance des rejets et de surveillance de l’environnement.

Quel impact sur l’environnement ?

« Le démantèlement de l’AMI ne générera pas de rejets liquides radioactifs ou chimiques dans le milieu naturel nécessitant d’être réglementés au titre des présentes décisions ; en effet, les effluents radioactifs liquides éventuellement produits, qui seront en faible quantité, seront collectés directement et gérés en tant que déchets et envoyés dans une installation adaptée pour leur traitement », assure l’ASN. En termes de surveillance des eaux souterraines, des contrôles complémentaires seront réalisés afin d’assurer un suivi de l’activité alpha globale au niveau du site. Les décisions, qui ont fait l’objet d’une consultation du public, modifient ainsi l’encadrement des rejets dans l’environnement de l’AMI pour son démantèlement. Elles sont constituées : d’une décision modificative définissant les limites de rejet dans l’environnement ; d’une décision modificative définissant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvement et consommation d’eau, de transfert et de rejet des effluents liquides et de rejet des effluents gazeux.

Infos pratiques : Plus de renseignements sur https://www.asn.fr/l-asn-informe/actualites/site-de-chinon-demantelement-de-l-ami-inb-94

 

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