Droits des enfants : Pour l’association Thermoutis, un combat au quotidien

Le 20 novembre dernier marquait la Journée Internationale des Droits des Enfants. Mais pour l'association Thermoutis dont la présidente est la saumuroise Sylvie Moreau, "les Droits des Enfants ce n'est pas que le 20 novembre, c'est tous les jours que nous devons en parler et les respecter."
Photo DR Thermoutis

Le lundi 20 novembre 2023 a marqué l’anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, adoptée le 20 novembre 1989 par l’assemblée générale des Nations Unies, c’est le 34e anniversaire cette année .
La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) a été ratifiée par 195 états, elle comporte 54 articles.
Ensemble, défendons les droits des enfants, chaque enfant a des droits qui doivent être respectés.
– Le droit d’avoir un nom, une nationalité, une identité.
– Le droit d’être soigné, protégé des maladies, d’avoir une alimentation suffisante et équilibrée.
– Le droit d’être scolarisé, le droit à l’éducation et à des possibilités d’apprentissage de qualité .
– Le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d’abus et d’exploitation.
– Le droit d’être protégé contre toutes les formes de discrimination
– Le droit de ne pas faire la guerre, ni la subir.
– Le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes.
– Le droit de jouer et d’avoir des loisirs.
– Le droit à la liberté d’information, d’expression et de participation
– Le droit d’avoir une famille, d’être entouré et aimé.

Il est important de communiquer, d’informer sur les droits et obligations pour les enfants, pour les jeunes de moins de 18 ans. (se référer au Code Junior Dalloz, préface de Claire Hairon, Défenseure des Droits- 12e édition).

Très souvent, les enfants méconnaissent leurs droits tout comme les familles, surtout dans les situations d’informations préoccupantes , de mesures d’assistance éducative, de placements des enfants avec ou sans handicap, des enfants autistes.

Parlons chiffres : soit 377 000 enfants sous « protection », près de 200 000 sont placés, une majorité le sont sans aucune raison de maltraitance avérée.

Les institutions, les professionnels ne communiquent pas sur les droits aux familles concernées , confrontées aux services de la protection de l’enfance. Les enfants ont le droit d’avoir un avocat, d’être en lien avec leur avocat, de le rencontrer également, d’être assisté d’un avocat pour les audiences d’assistance éducative devant le Juge des Enfants, en fonction de l’âge de l’enfant et de son discernement. Il y a un protocole spécifique.
Les enfants peuvent également avoir un avocat pour les procédures devant le Juge Aux Affaires Familiales.
Les familles ont le droit d’avoir un avocat, spécialisé en assistance éducative, d’être assisté de leur avocat lors des audiences devant le Juge des Enfants, d’un avocat spécialisé dans le droit de la famille s’il s’agit d’une procédure devant le Juge aux Affaires Familiales. Très souvent, les professionnels dont les éducateurs, les référents protection, diront aux jeunes qu’ils n’ont pas besoin d’avoir un avocat, que ce n’est pas utile, ils feront tout pour empêcher le lien, l’échange téléphonique ou la rencontre entre l’enfant et son avocat quand ils en nt un. La parole de l’enfant n’est que très rarement prise en considération alheureusement.

Très souvent, l’enfant ne peut s’exprimer, il n’est pas écouté, il n’est pas entendu, il n’est pas respecté, il n’est pas considéré comme un enfant. De plus, les enfants placés sont très souvent séparés de la fratrie, ils sont séparés de leurs camarades de classe car ils sont changés d’établissement dès qu’ils sont placés en foyer ou en famille d’accueil ou autres structures, ils ne voient plus ou peu les membres de leur famille, famille élargie, les amis, les liens sont coupés.
Les enfants placés ne font plus ou peu d’activités sportives, d’activités extra-scolaires , beaucoup de ces jeunes faisaient partis d’un club sportif ou d’un groupe de chants, de musique etc, ils ont dû arrêter leur activité qu’ils aimaient, les entraînements, les matchs, les compétitions, les représentations, les galas.
Les enfants placés sont pour certains livrés à eux-mêmes, dans des hôtels, il peut y avoir la présence d’un éducateur (en intérim)qui vient voir le ou les jeunes.
Les enfants placés , en situation de handicap , autistes, se voient sans suivis médicaux adaptés à leurs besoins, sans prises en charges appropriées, voire une remise en question de leur diagnostic et de celui de leurs parents, suppression de l’aide humaine, suppression de l’aide
matérielle. Des enfants placés sont victimes de violences, de maltraitances sous toutes les formes par des professionnels des institutions qui sont censés les protéger. Tout est mis sous silence. La parole de l’enfant n’est pas prise en considération.

Un enfant placé n’est pas un enfant protégé. Les enfants placés se voient perdre tous leurs repères, leur environnement qu’ils avaient avant d’être retiré à leur famille. La culture, la religion, les habitudes de vie, les allergies, la tenue vestimentaire, l’origine, les communautés ne sont pas pris en compte par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance et les Juges des Enfants.

A propos de l’association Thermoutis
Nous accompagnons et nous soutenons les jeunes, les enfants et les familles, nous communiquons et les informons de leurs droits à faire respecter, nous les conseillons et nous facilitons le lien, le dialogue et la communication auprès des institutions, sur l’ensemble du territoire..
Le droit d’être accompagné par une personne de son choix lors des rendez-vous institutionnels selon l’article L-223-1 du C.A.S.F , ce droit doit être respecté par toutes les institutions et les professionnels.
Les enfants , ayant l’âge du discernement doivent être associés lors de l’élaboration du P.P.E (Projet Pour l’Enfant), du P.P.A (Projet Personnalisé d’Accompagnement), lors du D.I.P.C (Document Individuel de Prise en Charge).
Il est important que l’enfant soit respecté, les droits de l’enfant soient respectés et la parole de l’enfant soit respectée par toutes les personnes, les professionnels des institutions, dans tous les lieux où l’enfant est présent et pris en charge, accompagné .
Vous pouvez nous joindre au : 06-23-26-69-45 ou par mail : contact.thermouthis@gmail.comhttps://thermouthis.org/
Sylvie MOREAU, Présidente de l’association Thermouthis

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