Jusqu’au 18 septembre : L’art contemporain s’empare de l’Abbaye de Fontevraud

Chaque année, un été à Fontevraud est le temps fort de l'art contemporain à l'Abbaye Royale de Fontevraud. De juin à septembre, des œuvres issues des résidences d'artistes à l'abbaye sont présentées au public dans le cadre d'un parcours immersif dédié à la création contemporaine dans les jardins et au cœur du monastère.
l'Abbaye de Fontevraud avec l'oeuvre de Ladislas Combeuil

Les oeuvres des lauréats des résidences de création sont nourris par des semaines de présence in situ, convoquant les figures tutélaires de Fontevraud et invitant à situer l’Abbaye dans son paysage géographique culturel ou onirique. Renouveler le regard, la perception que l’on a d’un lieu patrimonial au travers de la création contemporaine, telle est l’ambition souhaitée de l’Abbaye Royale de Fontevraud à travers le parcours d’art. L’objectif de ce parcours d’art est de faire découvrir aux spectateurs des œuvres contemporaines qui ne peuvent être vues qu’à l’Abbaye. L’endroit où sont placés les créations ne sont pas laissées au hasard, chaque endroit à son importance. De plus, les œuvres sont mises pour faire en sorte que plus on approche plus, on remarquera qu’elle est présente. Chaque œuvre nous en dit un peu plus sur l’Abbaye de Fontevraud. Au total, le parcours compte 8 créations originales et 14 installations.

Des artistes originaires des résidences PlantagnêtEntre les murs et Festivini

Françoise Pétrovitch (résidence Plantagenêt) investit le chœur de l’abbatiale avec l’exposition « Étendu ». Ses œuvres de grands formats sont exposées à l’horizontal autour de l’autel en regard des gisants Plantagenêt tandis que d’autres dessins viennent s’insérer dans les alcôves et autres pierres manquantes des chapelles rayonnantes du déambulatoire. Ses œuvres sont souvent peintes à genoux et les visages des personnages représentent souvent ceux d’un adolescent qui s’interroge sur le temps qui passe. 

Les jardins accueillent les installations des artistes de la résidence « Entre les murs » : Laura Forêt, Ladislas Combeuil, Blandine Brière, Manon Tricoire, Geoffroy Pithon et Guillaume Thireau. Tandis qu’à la Terrasse gourmande, se déploie un univers poétique imaginé par Marie Bonnin (Résidence Festivini) autour du paysage viticole du saumurois.

Des œuvres en lien avec l’histoire de l’abbaye  

Blandine Brière, créatrice d’ambiance sonore, a réalisé une création mettant en scène un battant et l’image de son balancement. Pour parvenir à réussir ce projet, elle a utilisé deux techniques qui permettent de fixer l’image du battant en mouvement sur des lés de tissus : la chronophotographie et le cyanotype.

Laura Forêt a réalisé, avec l’aide de bénévole, un assemblage de vitraux en nacre de Capiz. L’œuvre s’appelle pensée et est en lien avec la prison qui existait auparavant. L’utilisation de la nacre de Capiz a été réfléchie par le fait qu’avant les prisonniers utilisait une autre forme de nacre dans les ateliers pour fabriquer des boutons. L’œuvre est située sur les murs souterrains de l’abbaye et donne un aspect « inquiétant et intriguant » nous précise l’artiste. Tandis que la nacre fait ressortir le côté cristal et doux du bijou. Au total, elle a utilisé plus de 15 000 Capiz sur 100 fragments de vitraux.

Manon Tricoire a réalisé l’œuvre « de corps et d’esprit ». Elle est placée dans le logis de la Grande Prieure, lieux qu’elle ne connaissait pas avant d’installer son œuvre. C’est une plasticienne qui travaille beaucoup avec les matériaux qu’elle lie au sens : le goût, le toucher ou l’odorat. Elle a voulu à travers sa création faire ressortir la figure de la femme notamment avec les personnages de Marie-Madeleine, Sainte-Lucie et Sainte-Agathe. Elle a travaillé avec plusieurs femmes notamment une bijoutière et la savonnerie Martin de Candre. En allant découvrir sa création, vous pourrez apercevoir un bijou, des pieds en savons ou encore un cœur de plomb.

Ladislas Combeuil a créé lui une œuvre nommée « Un jardin pour Pio ». L’installation est faite à l’aide de bois, arracher d’une des deux faces. Cette œuvre se trouve sur le jardin derrière l’Abbaye et est comme un espace de méditation. Son œuvre représente un endroit clos, où l’on peut se poser pour regarder différemment le monde. 

Guillaume Thireau a réalisé un tronc en bois de peuplier qui vient se tordre entre les arbres. En mettant à bout les différents troncs d’arbres, il permet de former un banc à l’ombre qui serpente les arbres.

Enfin, Geoffroy Pithon a réalisé Victoire, Sophie, Thérèse et Louise. Son œuvre est faite de grands morceaux de papier imprimés de différents motifs qui viennent habiller quatre alcôves de la galerie pénitentiaire. Chaque alcôve possède son propre champ sémantique graphique, rythmique, formel et des nuances de couleur.

Les visiteurs pourront également découvrir les œuvres des frères Chapuisat, de Makiko Furuichi, d’Audrey Guimard et Julien Colombier, de Pierre-Alexandre Rémy et de François Morellet. 

Infos pratiques : Du 3 juin au 18 septembre. Abbaye Royale de Fontevraud. Tarif : plein : 12€, réduit : 7.50 €, gratuit pour les moins de 18 ans et étudiant de moins de 25 ans. Horaires : De 10h à 19h.

Commentaires 1

  1. Henri SITERUK says:

    C’est comme même triste d’avoir retiré le théâtre de verdure, qui permettait une pause dans le parcours de visite et d’admirer l’Abbatiale….
    Les leçons du passage de la cour des comptes ont-elles été prises en compte?

    Répondre Modérer

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