Saumurois. Le Département suivra l’agglomération sur la question des digues

Ce mardi 5 juillet, la présidente du Département était en visite sur le canton de Saumur pour faire le point sur divers projets et sujets. Culture, agriculture, insertion et sport ont été à l'ordre du jour. Mais un dernier sujet est venu dans les discussions en fin de journée, la gestion des digues non domaniales, transférée par l’État aux EPCI.

En fin de journée, un point a rapidement été abordé par les élus locaux et les élus du Départements : La gestion des digues non domaniales. L’État souhaite en effet transférer à compter de 2027 la compétence de la gestion des digues aux EPCI après avoir réalisé un certain niveau de travaux. Un transfert de compétence très mal reçu par les collectivités qui estiment ne pas avoir les reins suffisamment solides pour supporter cette charge. D’autant que la sécurité des biens et des personnes est en jeu et que la responsabilité est grande (relire nos articles ici et ici). L’agglomération avait alors mis en place la taxe GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) pour couvrir une partie des frais d’entretien (relire notre article). Bien qu’elles ne soient pas d’accord avec ce transfert, les collectivités ont toutefois commencé le travail pour que tout soit opérationnel.

3 millions d’euros du Département

L’agglomération Saumur Val de Loire n’a depuis cessé de solliciter le département de Maine-et-Loire et la Région Pays de la Loire, afin qu’ils participent eux aussi à cette charge, au moins sur le plan financier. Après de nombreux refus ou promesses dans le vide, le Département a finalement décidé de soutenir la collectivité. « Cette demande m’est remontée de la part des élus locaux de l’agglomération, également conseillers départementaux. Ils m’ont alertée sur les besoins d’intervention du Département. J’ai de mon côté écrit une lettre à l’Etat afin que celui-ci annule ce transfert. Une lettre qui est restée sans réponse à ce jour », commente la présidente. Finalement, le Département a décidé de soutenir les EPCI du territoire à hauteur de 3 millions d’euros sur trois ans dont 1 million d’euros disponibles de suite, dès 2022, pour l’entretien des digues non domaniales. « C’est une petite bouffée d’air pour le Saumurois qui est particulièrement concerné par la question des digues non domaniales. Nous participons à 50% à celle de Belle-Poule aux Ponts-de-Cé, il y a les 7km de digue autour de Saumur, la digue du Thouet d’environ 2km et éventuellement une zone à Saint-Hilaire-Saint-Florent le long de la rue Ackerman, qui n’est actuellement pas classée et pourrait prochainement passer de terre-plein à digue non domaniale. Finalement, le Saumurois représente environ la moitié de cette enveloppe débloquée par le Département », témoigne le président de l’Agglomération, Jackie Goulet. Et d’ajouter « Nous continuerons d’aller chercher la Région et espérons qu’avec le soutien du Département, ils suivront à leur tour, même si l’on peut comprendre que chacun ait ses difficultés financières. Le seul risque que l’on prend c’est que l’on nous dise non, mais comme c’est déjà non à ce jour. »

L’État doit conserver cette compétence

Si les collectivités s’organisent de concert, pour Guy Bertin élu communautaire et départemental, « il faut continuer le combat pour que cette compétence reste à la charge de l’État. Que les collectivités y participent financièrement c’est une chose, mais la responsabilité ne peut revenir aux EPCI. On donne aux collectivités une responsabilité qu’elles ne peuvent tenir. » De son côté Didier Rousseau, également conseiller communautaire et départemental, se questionne : « Qu’en sera-t-il des travaux ? A quel niveau de travaux récupérerons-nous les digues ? Restera-t-il des frais à engager pour s’assurer de la sûreté des infrastructures ? Car pour le moment, l’État a énormément de retard. » Quoi qu’il en soit, ces travaux devront être réalisés et ne sont pas à prendre à la légère : « Il s’agit de travaux de sûreté qui concernent plus de 30 000 habitants sur la digue de la vallée de l’Authion et de nombreuses industries », précise Jackie Goulet. Ils estiment par ailleurs que cela demande « une expertise très fine et complète ». C’est pourquoi la gestion des études sera confiée à l’Établissement Public Loire.

Commentaires 1

  1. UnpeudeprécisionMerci says:

    Sachez qu’en France, le Dpt de M&L est le seul à ne plus participer à l’entretien de digues domaniales qui pourtant protègent des Z-Urbaines décidées par les Cnes via le PLU. Le CD49 à payer jusqu’en 2011 les 1° Tranches de travaux sur la levée de l’Authion et n’a pas honoré jusqu’au bout (2012) ses engagements, d’ou les travaux 10 ans après, des Tx à Varennes/Loire en 2020.
    La levée de l’Authion protège 62000 EqHab de Langeais à Trélazé.

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