Les accidents de la route demeurent une préoccupation majeure en Maine-et-Loire. En 2025, 690 accidents ont été recensés et 46 personnes ont perdu la vie, soit une hausse préoccupante par rapport à 2024. Vitesse excessive, comportements à risque et non-respect du code de la route continuent de mettre en danger l’ensemble des usagers, avec des conséquences parfois dramatiques sur les axes du département. Dans ce contexte de mobilisation renforcée de l’État en matière de sécurité routière, François Pesneau, Préfet de Maine-et-Loire et Éric Bouillard, Procureur de la République près le tribunal judiciaire d’Angers, ont rencontré les unités motocyclistes des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) ce vendredi 9 janvier en préfecture d’Angers. Cette rencontre a été l’occasion de présenter le nouveau barème de sanctions administratives, récemment actualisé.
Ce qui change au 10 janvier
Le procureur de la République a donc présenté la politique pénale en matière de délinquance routière, avec un focus particulier sur le délit de grand excès de vitesse (dépassement de 50 km/h), au regard de l’actualité récente et des enjeux de prévention et de dissuasion. Ainsi, à compter de ce 10 janvier 2026, plusieurs changements sont à noter. En moyenne les durées de suspension sont allongées de 2 mois, notamment pour les conduites sous l’empire d’un état alcoolique. Celle-ci sera passible d’une suspension de 8 mois pour tout taux supérieur à 0,75 mg/l d’air expiré. Pour ce qui est de la vitesse, une suspension de 6 mois sera appliquée pour toute vitesse de +50 km/h, en cohérence avec la loi du 9 juillet 2025 (voir plus bas). Sur le volet des stupéfiants, ce sont des pénalités de 6 mois pour usage de cannabis, 8 mois pour usage d’une autre substance et 10 mois en cas de polyconsommation. Enfin, le téléphone au volant avec infraction complémentaire (franchissement ligne blanche, stop, feu rouge…) coûtera à l’automobiliste une suspension de 3 mois voire 5 en cas de récidive.
Le très grand excès de vitesse est un délit depuis le 29 décembre 2025
Conformément au décret publié le 24 décembre dernier, en application de la loi du 9 juillet 2025 portant création de l’homicide routier et visant à lutter contre la violence routière, l’excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée devient un délit à compter du lundi 29 décembre 2025. Ce délit est puni d’une peine allant jusqu’à trois mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende, avec inscription au casier judiciaire. L’annulation du permis de conduire avec interdiction de solliciter la délivrance d’un nouveau permis pendant trois ans au plus s’ajoute aux peines complémentaires existantes : confiscation du véhicule dont le conducteur s’est servi pour commettre l’infraction ; suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire ; interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, pour une durée de cinq ans au plus ; obligation d’accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière, retrait de six points. « L’excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée constitue un comportement particulièrement dangereux, susceptible de causer de lourds dommages en cas d’accident. En effet, la vitesse excessive réduit le temps de réaction, allonge la distance de freinage, diminue le contrôle du véhicule et augmente les forces d’impact lors d’une collision. Selon la dernière édition du bilan des infractions, 63 217 excès de vitesse supérieurs ou égal à 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée ont été relevés en 2024, en hausse +69% par rapport à 2017. Jusqu’à présent, le grand excès de vitesse était sanctionné par une contravention de 5e classe et ne constituait un délit que lorsqu’il est commis en état de récidive. Cette sanction n’est plus adaptée à la gravité des faits et à leur recrudescence », explique le Ministère de l’Intérieur.
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