En effet, après de longues années de travail et de nombreuses tentatives, la loi autorisant les villes accueillant des infrastructures de l’IFCE à ouvrir un casino a été votée par l’Assemblée nationale au début du mois, permettant ainsi à Saumur et une autre ville en Corrèze d’accueillir cet équipement touristique. A peine la procédure actée (le 5 décembre dernier), il fallait en effet s’intéresser au mode de gestion de ce casino. Pour le maire Jackie Goulet, « il n’y a qu’une seule possibilité, à savoir une délégation de service public (DSP) ». Selon lui, cela permet en effet de « proposer à un casinotier de répondre à un appel d’offres pour exploiter un casino sur Saumur avec des activités de jeu, de restauration, de spectacle et d’animation. Cela permet d’imposer un lieu. Or, j’ai souhaité que le casino se trouve en centre-ville de manière à redynamiser le cœur de ville et en faire profiter tous les commerces, restaurants et hôtels. C’est d’ailleurs une situation préconisée par le ministère de l’Intérieur et la Cour des comptes. »
Un cinéma dans l’ancien casino
De là, il n’y avait que deux lieux potentiels pour accueillir un casino en centre-ville : Les Galeries Saumuroises ou l’ancien cinéma Le Palace. « Les Galeries sont un peu étriquées et ne se révélaient pas très pratiques. J’ai mené des négociations avec Frédéric Lévy pour l’achat du Palace. Le domaine l’évaluait à 825 000 euros et lui proposait 885 000 euros. ce lundi soir dernier, nous avons trouvé un accord pour 850 000 euros », précise Jackie Goulet. L’achat sera mis en délibération au prochain conseil du 20 décembre. Les travaux d’aménagement devraient être à la charge du casinotier dans le cadre de la DSP. Après les différentes études, la rédaction de la DSP, les autorisations, les travaux… le casino devrait ouvrir ses portes « fin 2025 ou mi 2026 ».
Comment fonctionne la DSP ?
Le casinotier devra verser une rémunération de 15% à l’Etat qui reverse ensuite 10% à la collectivité. Cela ne doit pas dépasser 5% du budget de fonctionnement de celle-ci, soit 1.8 million d’euros pour Saumur. La DSP comprend également une partie de négociation à verser à la collectivité dont la part est de maximum 15%, sans minimum. Enfin, le gérant du casino doit verser 3 à 5% pour l’animation. « Une part est réservée à l’animation de salle et aux dépenses, et une part est reversée à la ville. Celle-ci sera complètement redonnée à la politique du cheval à Saumur pour soutenir la filière », précise Jackie Goulet. Le maire de Saumur, entouré de deux avocats spécialisés, rencontrera prochainement la vingtaine de casinotiers présents en France pour les interroger et ainsi écrire la DSP le plus précisément possible en fonction des échanges : nombre de tables, de machines à sous…
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